Vœux volontaires à l’hôpital

Hôpital

Première entreprise du département avec un effectif de 2 500 personnes, l’hôpital de Saint-Quentin a sacrifié à la tradition des vœux. L’occasion pour François Gauthier, son directeur, de rappeler l’exigence de performance en ajustant les capacités de l’établissement aux contraintes économiques. Et de déplorer l’an dernier un déficit de 7,5 M€ qui pourrait entraîner à terme des pertes de capacité d’investissement. « Malgré ce contexte général difficile, le travail réalisé et les projets pour 2017 doivent nous porter vers un optimisme raisonnable et un volontarisme affirmé », a déclaré le patron du centre hospitalier.
Le maire, Frédérique Macarez, a pour sa part reconnu la période difficile vécue par l’hôpital avant de mettre les points sur les i : « Ce n’est pas la gestion de l’hôpital qui est en cause, mais le changement de tarification des actes qui le pénalisent. » Et le maire d’accuser : « Les règles changent en permanence et organisent les déficits. » Les évolutions seront néanmoins nombreuses cette année avec notamment l’acquisition d’automates pour la distribution journalière des médicaments et le renouvellement de ceux de biochimie, un nouveau scanner…
Par ailleurs, l’obligation de créer un Groupement Hospitalier de Territoire de 400 000 habitants contraindra l’hôpital de Saint-Quentin à animer une politique médicale avec une dizaine d’établissements   et de collaborer avec ceux de Chauny, Péronne, Ham, Guise et Laon. D’où cette interrogation de Frédérique Macarez : « S’agit-il de préparer une fusion-absorption de petits établissements par des plus grands ? Rien n’est clair. » Et de conclure : « Nous avons besoin d’un hôpital fort et moderne pour assurer la mission de service public fondamentale, celle de soigner nos populations. »