Visite du ministre de l’Education – Une bonne note pour Saint-Quentin

Ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer était le 15 juin dernier à Saint-Quentin. Avec un taux d’illettrisme dans l’Aisne de 13,5 % pour 9 % au niveau national, et dans une ville où le taux de réussite au bac est de 87,2 % contre 92,58 % au plan national, où 44,2 % des plus de 15 ans n’ont aucun diplôme, le ministre a souhaité évaluer les résultats de ses mesures phares, dont le dédoublement des CP. Accueilli à l’école Robert-Schuman, située en « Réseau d’éducation prioritaire + », par le maire Frédérique Macarez, Jean-Michel Blanquer a visité deux classes avant une rencontre avec les enseignants et conseillers pédagogiques. Avec un taux de réussite pour l’apprentissage de la lecture, l’écriture et le calcul évalué à 84 % au terme de cette première année d’expérimentation, le ministre n’a pas caché sa satisfaction : « L’école primaire est la plus grande des priorités. à Saint-Quentin, les résultats sont très bons », a-t-il insisté. Frédérique Macarez a rappelé que dès la prochaine rentrée, 70 % des enfants de CP bénéficieront du dédoublement des classes mis en place dans douze écoles, mais aussi du dédoublement des classes de CE1 dans trois écoles du quartier Europe, soit 17 % des élèves de ces classes.
Jean-Michel Blanquer a ensuite rejoint Xavier Bertrand au lycée Condorcet. Après la présentation du projet d’établissement, le cortège a visité la plate-forme de transfert de technologie Innovaltech où des élèves ont réalisé des démonstrations en présence des entreprises partenaires. Le président des Hauts-de-France a rappelé son attachement à la réforme de la formation professionnelle et sa décision de l’accompagner financièrement, via les lycées professionnels, pour la création de campus d’excellence. Reste à en déterminer les contenus et les localisations. « Il faut donner du prestige à des formations correspondant à un réel avenir pour les jeunes. Il faut qu’ils aient envie d’aller dans ces campus après le collège. Il y a des emplois, l’économie redémarre et nous n’avons pas toujours les jeunes formés, c’est un gâchis », a conclu Jean-Michel Blanquer. La réforme est en marche.