Une journée pour les DYS dyslexie, dyspraxie, dysphasie

On estime en France que 4 à 5 % des élèves d’une même classe d’âge sont dyslexiques, 3 % dyspraxiques et 2 % dysphasiques. Une situation dramatique résultant de troubles cognitifs spécifiques qui apparaissent au cours du développement de l’enfant et persistent à l’âge adulte. Des troubles de l’apprentissage du langage, de l’écrit, voire de la réflexion et de la motricité, dont les répercussions sur la vie scolaire, professionnelle et sociale ne sont pas sans conséquences.
Pour sensibiliser, dépister et accompagner ces troubles, l’association Dys’ Aisne organise ce samedi 13 octobre, de 9 h à 17 h au théâtre Jean-Vilar, une journée d’information. « Nous avons en France un demi-siècle de retard par rapport aux USA ou au Canada. Il a fallu attendre 2005 pour qu’une loi reconnaisse la spécificité du handicap cognitif. Jusqu’alors, les enfants qui en souffraient étaient souvent laissés au fond de la classe en situation d’échec », explique Sébastien Diez, le président de Dys’ Aisne, qui se félicite des efforts consentis par la Ville avec un accueil des enfants autistes à l’école Bachy, des déficients auditifs à Bachy et Montessori, et des déficients visuels à Jean-Macé. Son espoir, créer à Saint-Quentin un centre plurimédical pour fédérer, informer et rassurer les parents.
« Ces enfants ont une intelligence différente et ont des profils hyper recherchés, c’est notre avenir. Si nous ne prenons pas cela en considération, c’est notre société qui se met en situation de handicap. »
Au programme de cette journée, conférences et tables rondes sur les acteurs de terrain, le parcours scolaire, le parcours de santé, l’insertion et le parcours professionnel. Clôture de la journée à 16 h 45.