Un joli conte de Noël

Connu à Saint-Quentin pour être le président du club Pom Photo, Jean-Luc Le Buzullier vient de vivre un joli conte de Noël, dont la genèse remonte à 1980… « J’avais 20 ans à l’époque et je résidais encore en Normandie, ma région d’origine. » Appelé sous les drapeaux, le jeune homme est affecté au 41ème Rama de La Fère. « Durant mon service militaire, mes parents avaient l’habitude de m’envoyer des colis. Et pour caler l’un d’eux, mon père avait utilisé une planche de bois. » Une planche pas tout à fait comme les autres puisque transformée en tableau. « Pour mon père, la peinture était une véritable passion, précise Jean-Luc. A tel point qu’il peignait sur tout type de support, y compris des planches en contreplaqué ! »
Sur la planche placée dans le colis, le jeune militaire découvre un bâtiment en colombage qui ne lui est pas étranger. « En fait, il s’agit d’une colonie de vacances située à Pierrefique, en Seine-Maritime, que j’ai moi-même fréquentée du fait que mes parents faisaient partie des responsables. » Un souvenir d’enfance qui, hélas, va rapidement prendre la poussière. « A l’époque, j’avais rangé le tableau au-dessus de l’armoire de ma chambrée et lorsque j’ai quitté le 41ème Rama à la fin de mon service militaire, je l’ai oublié. » Fin de vie d’un tableau tombé aux oubliettes ? Pas tout à fait… Car après le départ de Jean-Luc, un autre appelé va le récupérer pour le conserver durant plus de trois décennies. Jusqu’au jour où… « Le 23 novembre dernier, une personne m’a contacté sur Messenger en joignant une photo du tableau », explique Jean-Luc. Le message est le suivant : « Je possède une peinture sur une planche de contreplaqué, signée Le Buzullier JP 1965. Je l’ai trouvée à l’armée en 1981. Etets-vous le peintre en question ? » Pour Jean-Luc, la surprise est de taille puisqu’il reconnaît aussitôt l’œuvre de Jean-Pierre, son papa. Il s’en explique auprès de son correspondant, en l’occurrence Pascal Père, qui réside dans un petit village de l’Eure. Lequel lui répond : « Cela fait maintenant 36 ans que ce tableau est en ma possession, depuis mon armée à La Fère. Mais je pense aujourd’hui qu’il vous revient. » Quelques jours plus tard, Jean-Luc Le Buzullier recevra effectivement le fameux tableau oublié. Un souvenir d’enfance enfin dépoussiéré…