TTSQ qui rit, SQBB qui pleure

Victoire_09 sept 2016

Mi-figue, mi-raisin : voilà comment pourrait se résumer la saison 2016-2017 du côté des sports collectifs saint-quentinois. S’il fallait attribuer un carton rouge, ce serait naturellement au SQBB (basket) qui a malheureusement chuté en N1. Comme souvent dans ce cas-là, c’est le coach qui fait office de fusible. Cette fois, il n’en sera rien. Jérôme Navier a été confirmé à son poste d’entraîneur par le conseil d’administration du club (lire ci-contre)L’équipe, en revanche, devrait être totalement rebâtie.
– Du côté du SQV (volley), on a frôlé la correctionnelle en finissant la saison à l’avant-dernière place. Si les volleyeurs sont parvenus à se maintenir sur le fil en Ligue B, ils héritent toutefois d’un nouvel entraîneur en la personne de Claude Roghe, qui remplace l’emblématique Nenad Komnenic. C’est dire qu’une page se tourne au SQV.
– Pour l’OSQ (foot), on hésite entre le satisfecit et les regrets. Certes, le club a obtenu cette saison son meilleur classement (5e de son groupe) depuis trois ans, mais ses espoirs de montée en CFA se sont une nouvelle fois envolés. Avec à la clé un changement d’entraîneur : exit Manuel Abreu, place à Fabien Croze (lire ci-contre).
– Allez, on retrouve le sourire en décernant une couronne de laurier au TTSQ (tennis de table) qui a obtenu cette saison le meilleur résultat de son histoire avec l’équipe féminine de Pro A : grâce à sa 2e place, les filles décrochent le titre de vice-championnes de France. Excusez du peu ! « C’est effectivement un très beau résultat avec toutefois un petit goût d’amertume, tempère Jean-Louis Polard, vice-président du TTSQ. En décembre, les filles avaient en poche le titre de championnes d’automne et tout au long de la saison, elles ont joué au coude à coude avec Metz pour tenter de conserver la première place. » Dans la dernière ligne droite toutefois, l’écart semblait impossible à combler : « On s’est retrouvé dans la peau du PSG, qui n’a cessé de courir après Monaco pour essayer de remporter le titre, sourit Jean-Louis. Mais à l’arrivée, tout comme Monaco, c’est le club de Metz qui s’est montré le plus fort. » Pour le vice-président, les filles ont un peu péché par manque d’expérience mais la blessure d’Aurore Dessaint, touchée aux ligaments, a également handicapé l’équipe.
Une équipe qui est tout de même parvenue à briller en Champion’s League en atteignant les quarts de finale. Quelles ambitions le TTSQ affiche-t-il pour la prochaine saison ? « On vise le titre, bien sûr. Mais il faut toujours garder en tête que le championnat de France de Pro A féminine est l’un des meilleurs d’Europe, avec la présence de nombreuses joueuses asiatiques de classe mondiale. »