Tout le plaisir de jardiner

Cette saison très humide, et même beaucoup trop, nous a découragé tout au long du mois de juin. Ne nous laissons pas abattre ! Si nous pensons qu’un jardin ne tolère aucun désordre, ni aucune herbe et que son entretien s’apparente à la corvée du ménage, ce sera un gros travail pour nous. Si au contraire, vous pensez comme moi qu’un jardin est un espace destiné au plaisir des sens, qu’il ne doit pas être une contrainte, mais plutôt une détente, tout en respectant la nature, alors vous pouvez pousser la porte de mon jardin. Le jardinage n’est pas un but mais un moyen d’accéder au paradis sur terre. Depuis de nombreuses années, le profil du jardinier a bien changé. Du jardinier moustachu, avec des gros sabots, comme l’étaient nos parents et surtout grands-parents, nous trouvons maintenant le jardinier en tenue décontractée, peu importe pourvu qu’il soit heureux dans son jardin. Le jardinier actuel veut et doit jardiner avec la nature plutôt que contre elle. Il l’observe pour prévoir le temps, pour protéger ses cultures. Tout cela, avec cette nature, le jardinier l’apprendra jour après jour, et sera à son écoute. Nous ne réussissons pas toujours tout ce que nous voulons dans les plantations, que ce soit légumes ou fleurs. La nature étant souvent là pour nous remettre en place et nous faire comprendre sa présence. Aujourd’hui, chacun souhaite s’occuper d’un jardin aussi modeste soit-il. Un jardin est vivant, il bouge, il pousse et se transforme au gré des saisons. Un jardin n’est jamais fini, jamais terminé.

Elie Delval, Président de la Société d’horticulture de Saint-Quentin

Au jardin, hâte-toi… lentement !