Tous au familistère pour célébrer le 1er mai

G. Bistaki

Après deux années de renoncement forcé, la fête du travail va de nouveau être célébrée au Familistère de Guise. Un dimanche 1er mai marqué par un anniversaire puisque cela fait vingt ans qu’a été imaginée cette folle journée, sorte de manufacture de moments joyeux et délurés. Une fois encore, le palais social imaginé par Godin en 1859 va servir de décor à ces réjouissances aux saveurs inédites, une journée pleine de surprises, de spectacles et de visites. Allez, suivez le guide !

les Spectacles
– Coup d’envoi des spectacles à 13 h 30 sur la place du Familistère avec la compagnie Générik Vapeur pour du théâtre à emporter conçu comme un « acte de résistance artistique ». Durée : 1 h. à 13 h30, 15 h 15 et 17 h 30.
– On file ensuite au Jardin de la Presqu’île pour une pause circassienne aux allures de sieste éveillée. Avec la compagnie No Panication, le trapèze et la guitare électrique se tutoient sans relâche… Durée : 40 mn. à 14 h 15 et 17 h 30.
– Autre spectacle, cette fois dans la cour des Economats avec la compagnie Dakipaya Danza qui vous propose un « duo dansé et témoigné », une plongée dans l’univers de l’industrie textile… Durée : 35 mn. à 14 h 15 et 17 h 30.
– Retour sur la place du Familistère avec le collectif G. Bistaki qui vous propose « Bel horizon », une épopée de vases et d’épée. D’ailleurs, si vous possédez vous-même un vase dont vous souhaitez vous délester, vous serez le bienvenu ! Durée : 1 h 30. Une seule représentation à 14 h 45.
– Direction le Jardin de la Presqu’île pour retrouver Pierre Déaux, un funambule sans peur et sans reproche qui, perché à 5 m du sol, encourage la peur et le plaisir à s’embrasser à pleine bouche. Durée : 30 mn. Représentation à 16 h.
– Voici un cirque utopico-franco-belge du nom de Collectif Malunés qui, sur la place du Familistère, se plaît à lutter contre le conformisme avec humour et insolence. Durée : 1 h. Représentation à 16 h 30.

Les visites
– Vous ne connaissez rien au Familistère ? Pour vous, Godin est un poêle à chauffer ? Faut vite rattraper le coup avec « les clés du paradis », des visites guidées pour tout comprendre sur le palais social ! Durée : 20 mn. Toutes les demi-heures de 10 h à 17 h 30.
– L’aile ou la cuisse ? La question ne se pose pas avec la visite de l’aile gauche, qui est l’édifice à la fois le plus ancien et le plus récent du Familistère. Le guide vous expliquera pourquoi !
Durée : 30 mn. Visites à 11 h, 12 h, 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30.
– « Monument centenaire » : c’est le thème de la visite du monument aux morts inauguré sur le site du Familistère en septembre 1922, voici donc 100 ans. Durée : 30 mn. Visites à 10 h 30, 11 h 30, 13 h 30, 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30.
– Une touche de frisson avec cette visite sur « Godin et l’aventure de Dallas ». Ou comment notre bâtisseur français s’est lancé dans un projet fouriériste au Texas ! Durée : 30 mn. Visites à 10 h 30, 11 h 30, 13 h 30, 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30.
– « Visite incarnée avec Vincent » : nous voici avec celui-ci en 1882. Agé de 33 ans, il est ouvrier fondeur à l’usine Godin. Marié et père, il nous parle de sa vie et de son métier, se projette sur l’avenir que le Familistère pourrait peut-être offrir à sa famille… Durée : 45 mn. à 10 h 30, 13 h 30, 15 h et 16 h 30.

Les infos pratiques
– Familistère ouvert de 10 h à 18 h dimanche 1er mai. Entrée au prix unique de 3 € (gratuit pour les enfants de moins de 12 ans).
– Tous les spectacles et visites guidées sont gratuits. Pour les visites, les inscriptions se font à l’accueil (chapiteau dans la cour du Familistère). Restauration et attractions foraines sur place.
– Navette gratuite Saint-Quentin/Guise le 1er mai. Départ à 12 h 15 depuis la gare SNCF de Saint-Quentin. Retour avec un départ programmé à Guise à 17 h. Attention : places limitées. Réservation au 03 23 61 35 36.

« Nous étions alors en 1854. L’horizon de la paix s’assombrissait sur la Crimée, et bientôt l’Europe put comprendre que l’Esprit de Guerre couvait encore dans son sein des malheurs futurs pour les Nations. Je ne sais sou quel empire des lointains frémissements du carnage et du sang versé, je vis se dresser devant moi l’Esprit de Guerre comme étant le spectre hideux duquel est sorti le Mal de l’Humanité… »
Godin, Solutions sociales, 1871