Théâtre : une St-Quentinoise à l’affiche – Emilie Deville

LES PIEDS DANS LE VIDE 1 @Denis Tribhou

 

Originaire de Saint-Quentin, Emilie Deville est de retour sur ses terres ! La comédienne est en effet à l’affiche des « Pieds dans le vide », une pièce signée Lilian Lloyd qui, à trois reprises, sera jouée à la Manufacture Hors-les-Murs. Une comédie romantique partagée avec Cyril Aubin, dans laquelle il est question de se réconcilier avec la vie… Et si on levait un coin du rideau avec Emilie ?

Dans « Les pieds dans le vide », il semble que l’amour joue les premiers rôles…
Emilie Deville : « C’est effectivement une comédie romantique qui se déroule le soir du 31 décembre. L’histoire de deux personnages qui n’ont rien à voir et qui vont se rencontrer dans des circonstances très particulières… Tous deux ont un point commun puisqu’ils sont suicidaires. Laura, mon personnage, prend des médocs. Quant à Antoine, son voisin du dessus, il cherche à se pendre. L’ennui, c’est que le lustre va céder et qu’en retombant, il va crever le plancher pour se retrouver chez moi… Cette rencontre inattendue entre deux dépressifs va naturellement faire des étincelles ! »

Vous partagez l’affiche avec Cyril Aubin, révélé dans les années 90 dans « Le miel et les abeilles »… Un bon complice ?
Emilie Deville : « C’est un formidable compagnon de scène ! Un acteur incroyable qui a fait tellement de choses depuis « Le miel et les abeilles »… Au théâtre, il a notamment triomphé dans « Le repas des fauves », la pièce aux trois Molières. J’ai vraiment une chance folle de partager l’affiche avec cet acteur qui a une technique imparable et qui est humainement épatant. »

Théâtre, télévision, avec notamment la très belle série « Paris » : à 33 ans, vous êtes aujourd’hui une comédienne confirmée… Quel regard posez-vous sur votre parcours ?
Emilie Deville : « J’en suis plutôt fière même si mon parcours a été semé d’embûches. être comédienne n’est pas tous les jours facile. C’est peut-être le plus beau des métiers… mais uniquement quand on travaille ! Les mois où c’est un peu plus creux, il faut être bien entouré et ne pas perdre des yeux sa passion… Aujourd’hui, on ne me reconnaît pas dans la rue mais je gagne ma vie grâce à ce métier. J’estime avoir gagné mon pari. »

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes Saint-Quentinois qui rêvent eux aussi de devenir comédiens ?
Emilie Deville : « Il faut s’accrocher et savoir s’armer de patience. Moi, j’ai commencé le théâtre à 11 ans, puis à 15 ans, je me suis inscrite au conservatoire de Saint-Quentin. Des rêves, j’en avais plein la tête ! Mais la réalité, on la découvre vraiment sur le terrain. Par exemple, on a tendance à penser que pour réussir, il faut 70 % de talent et 30 % de chance. Aujourd’hui, j’aurais plutôt tendance à penser l’inverse ! (rires) Quoi qu’il en soit, il faut toujours y croire et ne pas se contenter d’attendre des autres. Avec Internet, les jeunes comédiens disposent désormais d’un outil formidable pour se faire connaître. Mais il faut savoir faire preuve d’initiative… »

Heureuse de venir jouer dans votre ville ?
Emilie Deville : « Je reviens régulièrement à Saint-Quentin. Mes parents, ma famille vivent dans l’Aisne. Et j’ai encore beaucoup d’amis dans cette ville où j’ai vécu jusqu’à l’âge de 18 ans. Du coup, j’ai un trac immense à l’idée de venir jouer ici… » n B. Duchet

« Les pieds dans le vide » à la Manufacture Hors-les-Murs : vendredi 20 et samedi 21 janvier à 20 h 30, dimanche 22 janvier à 16 h. Tarif plein : 7 €. Tout public.