Tests salivaires à l’école – Les élèves de l’école Camille-Desmoulins ont été les premiers à se soumettre au test

Juré craché, l’usage des tests salivaires va bientôt se généraliser dans les écoles ! C’est du moins ce qu’affirme Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale, qui s’est engagé à fournir 300 000 tests par semaine aux établissements scolaires d’ici la fin mars. Présentés comme l’ultime recours pour ne pas fermer les écoles en cas d’aggravation de la pandémie, ces tests, jusqu’alors inédits dans le département, ont été pour la première fois utilisés à Saint-Quentin le 9 février. Et pour jouer les « cobayes », c’est l’école Camille-Desmoulins qui a été choisie, où 150 élèves, de la maternelle au CM2, se sont soumis au test. « Il leur faut naturellement une autorisation parentale, précise Hervé Sébille, l’inspecteur académique de l’Aisne. Chaque enfant est identifié avec son numéro de Sécurité sociale, tandis qu’un laboratoire est chargé des prélèvements. Les résultats sont très rapides puisqu’ils nous parviennent le jour même. » Pour Hervé Sébille, l’objectif est ici très clair : « Casser les éventuelles chaînes de contamination en réalisant un tracing et en isolant les enfants qui seraient porteurs du virus. » Présente ce jour-là à l’école Camille-Desmoulins, Frédérique Macarez, maire de Saint-Quentin, s’est montrée satisfaite : « Il est bon d’utiliser tous les outils mis à notre disposition pour lutter contre la pandémie. C’est à ce prix-là que les écoles pourront continuer d’ouvrir. Depuis peu, nous réalisons également chaque semaine des analyses des eaux usées pour avoir des données plus affinées quant à la propagation du virus. Les dernières analyses sont plutôt encourageantes puisqu’on note une décroissance du virus sur notre territoire. »
Totalement indolores, les tests salivaires sont pour l’heure réservés aux élèves des écoles maternelles et élémentaires, pour qui les prélèvements nasopharyngés peuvent être plus difficiles à supporter. Leur principe est simple : l’élève crache dans un tube qui est envoyé à un labo dans un délai de cinq heures. Au besoin, la salive peut également être prélevée sous la langue à l’aide d’une pipette. L’échantillon obtenu se conserve dans un flacon sec et stérile à température ambiante et doit être analysé dans les 24 heures suivant le prélèvement. A noter enfin que ces tests ne sont pas obligatoires puisque les parents doivent systématiquement donner (ou non) leur accord. En cas de test positif, la famille doit impérativement en informer la direction de l’école tandis que l’élève est placé en isolement. C’est dire qu’avant de retourner en classe, il devra attendre dix jours pleins à partir du prélèvement.