Suzane – Combinaison gagnante

 

Suzane s’est fait un nom. Avec son premier titre « L’insatifait », puis « SLT », cette jeune sudiste pétillante est sortie de l’ombre. Après quelques concerts, elle a aussitôt entamé une tournée gigantesque en France mais aussi aux quatre coins du monde. En mixant chanson française et électro, elle chante son époque sans cynisme ni raccourci, accompagnée de chorégraphies viscérales. Avant de monter sur la scène de la Manufacture le 17 janvier prochain, Suzane a répondu aux questions de Saint-Quentin Mag.

Votre nom de scène se résume à un simple prénom : Suzane avec un seul « n ». Pourquoi ce choix ?
– Suzane : « C’est le prénom de ma grand-mère maternelle ! Porter un nom qui n’est pas le mien me permet de me sentir plus libre sur scène. Si j’ai choisi d’alléger Suzane d’un « n », c’est juste pour l’esthétique. »
Avec votre combinaison bleue, vous vous êtes conçu un personnage. Une façon de vous protéger ?
– Suzane : « Pas forcément. C’est surtout une façon de me sentir à l’aise sur scène. Cette combinaison, je l’ai entièrement pensée et comme je suis issue de la danse, j’ai l’habitude de porter des costumes. Dès que je porte cette combinaison, je deviens Suzane… Et Suzane me permet d’être moi-même tout en étant quelqu’un d’autre. »
Mais comment est née l’idée de cette combinaison ?
– Suzane : « J’ai beaucoup regardé les films de Bruce Lee avec mon père. Dans « La fureur du dragon », des personnages portent des combinaisons bleues qui m’ont sans doute marquée. Je me suis également inspirée d’Elvis Presley. J’ai toujours été admirative de le voir sur scène dans ses combinaisons. Je me disais qu’il avait l’air d’être libre. »
Sur un plan musical, quels sont les artistes qui vous ont inspirée ?
– Suzane : « Ceux qui incarnent la chanson française. Plus jeune, j’écoutais Brel, Barbara, Piaf… Ensuite, vers l’âge de 17 ans, j’ai beaucoup écouté de la musique électro. Cela a été une évidence pour moi de combiner les deux. »
Votre premier titre s’appelle « L’insatisfait ». L’êtes-vous vous-même ?
– Suzane : « Je pense oui, mais à la base, j’ai écrit cette chanson quand j’étais encore serveuse. J’avais pris l’habitude d’observer un client qui se montrait toujours insatisfait et j’ai voulu raconter son histoire. »
Comment êtes-vous arrivée à faire de la musique ?
– Suzane : « J’ai d’abord fait de la danse et j’ai toujours été attirée par les arts de la scène. Apparemment, j’avais un grand-père chanteur d’opéra. Etre chanteuse à mon tour, c’est comme un rêve qui se réalise. C’est vrai que ma famille était inquiète quand je suis montée à Paris. Mais aujourd’hui, elle est heureuse de voir que je m’épanouis dans ce que je fais. »
Votre tout premierr album va bientôt sortir dans les bacs. Vous pouvez nous en dire un peu plus ?
– Suzane : « Il s’intitule « Toï Toï », c’est une expression allemande qui veut dire bonne chance. On me l’a dit la première fois que je suis montée sur scène et cela ne m’a jamais quittée. Dans cet album, je parle beaucoup des addictions, des attentats, du diktat de l’apparence… »
Vous vous définissez comme une conteuse d’histoires… Pourquoi ?
– Suzane : « Tout simplement parce que l’on retrouve dans mes chansons des personnages dont je raconte l’histoire. C’est comme si toutes mes chansons commençaient par : il était une fois… »  N. Laurence
Suzane en concert : vendredi 17 janvier à la Manufacture à 20 h 30. Tarif : 10 € / Billetterie : 14, rue de la Sellerie.