Sergent Poivre & Professeur Polar

P1040220

A l’approche de la fête de la musique, certains nostalgiques ne manqueront pas de célébrer l’anniversaire du sergent Poivre, qui souffle en ce joli mois de juin ses 50 bougies. Eh oui, c’est en juin 1967 qu’est sorti « Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band », le huitième album des Beatles. Une galette mythique, considérée par le magazine Rolling Stone comme le meilleur disque de tous les temps ! L’occasion pour Saint-Quentin Mag d’aller à la rencontre de Jean-Louis Polar. Mais pourquoi diable s’entretenir avec l’emblématique vice-président du TTSQ ?,
s’interrogeront certains. Ceux-là oublient que derrière le passionné de tennis de table se cache un fan absolu des Fab Four. Un fan qui a même publié en 1995 « Le dictionnaire des Beatles » chez Michel-Lafon. Une jolie référence !
Comment les quatre garçons dans le vent sont-ils entrés dans sa vie ? « Je me souviens de la date précise : le 29 septembre 1963. Ce jour-là, il y avait la fête de la Saint-Michel à Péronne, où j’habitais à l’époque. Aux radios des manèges, j’ai pour la première fois entendu les Beatles. » Un choc qui va rapidement se transformer en passion. « De 13 à 19 ans, j’ai vécu intensément l’épopée des Beatles, jusqu’à leur séparation en 1969. Mon seul regret est de ne pas les avoir vus sur scène même si par la suite, j’ai pu assister à des concerts de Paul McCartney ou de Ringo Starr. »
Si la musique des Beatles l’envoûte, les paroles de leurs chansons interpellent également celui qui est devenu prof d’anglais. « Dans les années 90, je me suis appliqué à rédiger un recueil en français des paroles des Beatles. J’ai contacté une quarantaine d’éditeurs qui n’ont pas donné suite. » Mais Jean-Louis s’obstine. « En 1995, à l’approche de la sortie en CD de l’anthologie des Beatles, j’ai contacté François Jouffa qui animait « Vinyl Fraise » sur Europe 1. » L’animateur est aussi connu pour avoir réalisé l’une des toutes premières interviews du groupe de Liverpool sur le sol français. « Il se faisait modestement appeler le 5e Beatles, sourit Jean-Louis. A part mettre son nom sur la couverture, il n’a pas fait grand-chose. Mais bon, grâce à Jouffa, j’ai pu éditer mon recueil. »
Retour en juin 1967 avec la sortie de « Sergent Pepper ». « Un disque que j’ai acheté le 16 juin 1967, il y a donc 50 ans cette semaine. Cet album possède une richesse orchestrale incroyable. Et puis, c’est la première fois que les paroles étaient imprimées sur la pochette. Malheureusement, les Beatles n’ont jamais joué sur scène les chansons du sergent Poivre. » Garde à vous, repos ! L’heure est venue de rompre les rangs…