Sécurité : la vidéo gage de tranquillité

Qu’on le veuille ou non, l’efficacité de la vidéosurveillance n’est plus à démontrer. Les journaux télévisés se font régulièrement l’écho d’affaires résolues grâce aux caméras urbaines qui, très souvent, permettent d’identifier les auteurs d’agressions, de vols, d’accidents ou encore de dégradations. Dès 2005, soucieuse d’assurer la sécurité de ses habitants, Saint-Quentin s’équipait des premières caméras de vidéosurveillance. Cinq ans plus tard, un centre de surpervision urbain (CSU) était mis en service.
Aujourd’hui, l’ensemble de la ville est équipé d’une centaine de caméras, dont une partie mobiles pouvant être déplacées en quelques minutes seulement. Des caméras installées sur la voie publique mais aussi à l’intérieur de certains établissements publics.
Pour visionner les images reçues en direct 24 h sur 24 au CSU sur un mur d’écrans, une dizaine d’opérateurs vidéo se relayent par rotation de trois.
Si un délit est constaté ou un comportement suspecté, les opérateurs peuvent à souhait agrandir les images, orienter d’autres caméras vers la zone désirée et si besoin, faire intervenir dans la minute la police municipale ou nationale, voire les pompiers en cas d’incendie ou de chute sur la voie publique par exemple. C’est dire que le CSU contribue à la tranquillité des Saint-Quentinois, mettant un terme à un sentiment d’insécurité parfois justifié.
Les lieux d’implantation des caméras ne sont jamais le fruit du hasard, mais sont choisis en concertation avec la police nationale. Depuis l’introduction de la vidéosurveillance, une évolution des perceptions a été constatée. « S’ils se sont montrés plutôt réticents au début, de nombreux Saint-Quentinois souhaitent aujourd’hui que la vidéosurveillance continue à se développer », confie Luc Féton, chef de service à la direction de la sécurité et de la prévention de la police municipale.

EXPRESS

En chiffres
Depuis le début de l’année, grâce à la centaine de caméras installées à Saint-Quentin, 814 infractions ont été constatées et 38 interpellations effectuées pour une mise à disposition d’un officier de police judiciaire. De mars 2010 à fin 2013, 253 interpellations ont été réalisées. De janvier à fin juillet, la justice a  demandé à 38 reprises de visionner des images dans le cadre de réquisitions judiciaires.

Durée de vie
Si les caméras sont fixes à l’intérieur des établissements publics, elles sont en revanche mobiles sur la voie publique, capables d’effectuer des rotations à 360° et munies d’un puissant zoom. L’ensemble du dispositif enregistre les images en permanence. Celles-ci sont sauvegardées durant 14 jours avant d’être détruites.

Outil précieux
Outil de prévention avant tout, le CSU permet de repérer des situations susceptibles de dégénérer. Les images visionnées par des officiers de police judiciaire dans le cadre d’enquête permettent d’apporter des éléments à charge ou à décharge. Les images enregistrées, plus discrètes et plus efficaces que des planques, ont déjà permis de confondre les auteurs de trafics de stupéfiants, d’agressions, de vandalisme, d’une tentative d’enlèvement … mais aussi de vérifier de nombreuses déclarations.

Palmarès
Nos amis de la Gazette des communes ont établi l’an passé un palmarès des 60 plus grandes villes équipées en vidéosurveillance. Dans le top 10, la ville de Nice se hisse à la première place avec une moyenne de 450 habitants par caméra. Suivent Nîmes, Avignon, Orléans et Strasbourg (à égalité à la 4e place), Perpignan, Rueil-Malmaison, Mulhouse, Le Havre, Asnières-sur-Seine et Colombes.

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