Sébastien Martinez – Un champion de France de la mémoire en conférence

SEBASTIEN MARTINEZ
CHAMPION DE FRANCE DE MEMORISATION
PREMIER FRANCAIS AU CLASSEMENT MONDIAL

Sacré champion de France de mémoire en 2015, Sébastien Martinez fait figure de cador du cortex ! Une mémoire en béton doublé d’un don pour la communication avec à la clé un vrai business pour cet ingénieur de formation âgé de 31 ans : ouvrages, coaching, stages de formation, conférences… Le public en redemande d’autant que l’intéressé est formel : tout le monde peut devenir un petit génie de la mémorisation. Bonne nouvelle : à l’initiative de la librairie Cognet, Sébastien Martinez animera une conférence le 13 septembre prochain au palais de Fervaques. Entrée libre et gratuite. N’oubliez pas !

En 2015, vous avez décroché le titre de champion de France de mémoire. Ça correspond à quoi exactement ?
– Sébastien Martinez : « Sur dix épreuves, chaque candidat doit mémoriser une série de chiffres, d’images, de cartes ou encore de mots. Après un temps de mémorisation, celui qui en restitue le plus grand nombre l’emporte. J’ai certes gagné en 2015 mais un an plus tôt, lors de ma première participation, j’avais pris une sacrée claque ! » (rires)

Comment en vient-on à devenir un pro de la mémorisation ?
– Sébastien Martinez : « Ça remonte à 2009, alors que j’étais élève ingénieur à l’école des mines. A cette époque, j’apprenais facilement les maths et la physique, tout ce qui avait trait aux sciences. Par contre, pour l’anglais ou l’histoire, c’était tout l’inverse ! Pourquoi ? J’ai fait des recherches sur Internet et j’ai découvert qu’il existait des méthodes susceptibles de faciliter la mémorisation. L’idée étant toujours la même : faire de sa mémoire son alliée. »

Depuis, vous en avez fait votre métier…
– Sébastien Martinez : « J’ai été le premier en France à me lancer dans ce domaine avec la volonté de partager ce dont je suis convaincu : nous sommes tous des génies de la mémoire. A condition d’avoir les clés ! Moi aussi, j’avais horreur d’apprendre par cœur. Aujourd’hui, c’est avec un vrai plaisir que j’apprends et que je mémorise. On pense souvent que la mémoire est quelque chose d’inné. C’est faux ! Il faut au contraire de la méthode et de l’entraînement. »

Vous pourriez faire un carton dans les jeux télévisés qui demandent beaucoup de mémoire…
– Sébastien Martinez : « Sans doute, même si ça me demanderait beaucoup de travail de préparation. Et puis, je n’ai pas envie de dévaloriser le message que j’ai envie de transmettre. Je n’ai vraiment aucune envie de devenir une sorte de bête de foire. »

Ça vous arrive d’avoir des trous de mémoire ?
– Sébastien Martinez : « Bien sûr, comme tout le monde. La plupart du temps, c’est parce que je n’ai pas été attentif ou parce que je n’avais pas la volonté de mémoriser telle ou telle information. »

Sans détailler toutes les techniques que vous préconisez, quels sont vos trois trucs pour bien mémoriser ?
– Sébastien Martinez : « D’abord, être attentif. Ensuite, être capable d’imaginer des infos, en ayant recours aux images mentales. Enfin, ancrer l’info qu’on souhaite mémoriser en la consolidant dans son esprit. »

Au fait, vous vous souvenez de mon nom ?
– Sébastien Martinez : « Bertrand… heu… Buché… Quelque chose comme ça ? »
Presque ! Mais va falloir bûcher encore un peu…  Bertrand Duchet

Conférence de Sébastien Martinez : jeudi 13 septembre à 20 h 30 à Fervaques. Entrée libre.
L’auteur présentera à cette occasion
« Une mémoire de roi » (Premier Parallèle),
BD réalisée avec Mathieu Burniat.