Satellithon : on court pour la recherche spatiale

Le 23 avril prochain, à l’initiative des clubs services (Kiwanis, Rotary, Lions…), un « Satellithon » sera organisé aux Champs-Elysées. L’idée ? Courir au profit de la recherche spatiale. Une première en France ! Pour mieux comprendre comment est né ce projet, revenons un instant en 2014. Cette année-là, l’Agence spatiale européenne lance un appel aux universités et écoles d’ingénieur de la planète pour la construction d’un petit satellite. Une opération baptisée QB50. Bonne surprise : l’Insset fait partie des 50 projets retenus parmi plus de 200 candidatures ! Dès lors, une dizaine d’étudiants en master rejoignent Thierry Capitaine, maître de conférence porteur du projet. La mission de ce satellite : collecter des données sur la basse atmosphère, entre 90 et 300 km de la Terre (température, hygrométrie…) et  tester le matériel de communication utilisé dans des conditions extrêmes. Après un travail acharné, le satellite est enfin prêt. Les chercheurs réalisent ensuite une station de télécommunication sur le campus, au faubourg d’Isle. Celle-ci collectera les informations transmises par le satellite. Problème : le lancement prévu en janvier dernier est reporté en juillet, entraînant un surcoût en terme d’études et de programmations. Un surcoût évalué à près de 30 000 €.
Pour réunir cette somme, le samedi 23 avril, de 14 h à 17 h, lycéens, étudiants et tout un chacun sont invités à courir autour des Champs-Elysée. L’essentiel est de participer en donnant quelques euros. Chaque participant se verra offrir un tee-shirt collector.
Grâce à QB50 et sa filière nano-stellite, l’Insset a été classée par l’université Jiao-tong de Shanghai parmi les 20 meilleures universités au monde, en compagnie de Stanford, Rome, Pékin, Delft… C’est dire que l’enjeu est essentiel pour Saint-Quentin : en plus de l’Insset,  la présence de l’école Elisa Aerospace donne à la ville un petit air de centre spatial. De quoi décrocher la lune !

  • Coût : 2,9 M€ : c’est le coût de ce nano-satellite financé par l’Agence spatiale européenne, la Ville, le département, la région et l’association Caprom.
  • NASA : Prévu initialement à Kourou en Guyane, avec  une fusée russe Soyouz, le lancement se fera finalement à partir des USA avec la Nasa, soit à Wallops Island (Virginie), soit à Cap Canaveral (Floride).
  • Station spatiale : Le satellite, lancé avec du matériel scientifique et des vivres, rejoindra la station spatiale habitée d’où il sera ensuite projeté dans l’espace.
  • 1 an en orbite : Le nano-satellite devrait rester une année en orbite autour de la Terre.
  • Salle blanche : Les travaux  sur le satellite s’effectuent à l’Insset dans une salle isolée de la moindre poussière. Pour Y accéder, les chercheurs doivent revêtir une combinaison intégrale !
  • Start-up : Au terme de leur mission, les deux ingénieurs italiens venus de Milan qui ont rejoint l’équipe locale prévoient de créer une start-up afin de commercialiser les projets aboutis.

Le satellite rejoindra la station spatiale habitée avant d’être lâché dans l’espace.