Salon des villes médianes le maire à l’affût des bonnes idées

 

Membre du conseil d’administration de l’association Villes de France, Frédérique Macarez se rendra du 8 au 10 novembre prochains au Sommet international de l’innovation en Villes médianes (le SIIViM), organisé à Nevers. Le thème : les villes intelligentes. Le maire nous en dit plus…
Quel est l’objectif de ce salon ?
– F. Macarez : « Offrir de l’innovation, des perspectives et de la qualité de vie aux villes de 50 à 100 000 habitants. J’interviendrai pour parler des questions de patrimoine et d’innovation. L’objectif est de mettre en réseau des villes, des startups, des entreprises… pour mener des projets ensemble, avec une ouverture à l’international. De nombreuses villes du Québec seront présentes. L’idée est de se transmettre de bons usages, de bons exemples, de bonnes idées pour pouvoir en profiter. »
Concrètement, comment cela peut se traduire ?
– F. Macarez : « Par exemple, à Saint-Quentin pour les événements liés au patrimoine, nous ne nous sommes pas contentés de faire des conférences, nous avons utilisé les nouvelles technologies pour faire adhérer la population à une histoire commune. Cela a notamment été le cas avec le spectacle sur la libération de Saint-Quentin, pour lequel nous avons utilisé le monument aux morts comme support. Un spectacle impossible il y a peu parce que la technologie du mapping vidéo n’existait pas. »
Qu’attendez-vous de ce salon ?
– F. Macarez : « Nous allons faire du contact, du réseau, chercher des affaires et revenir avec des carnets d’adresses, mais aussi aller chercher des idées pour mener des projets ensemble. Une organisation est en train de se mettre en place. »
Alors que vous souhaitez faire revivre les villes, le gouvernement veut réduire leur accès en instaurant des péages. Antinomique ?
– F. Macarez : « Cela ne m’intéresse pas. Ce que j’attends du gouvernement, c’est qu’il nous aide sur la question du logement, de la dépollution, du désamiantage, que l’on ne nous embête pas trop avec les fouilles archéologiques. Aujourd’hui, pour faire aboutir un projet, il faut beaucoup d’énergie et de volonté. »