Salon de l’Agriculture – Une vitrine pour les Hauts-de-France

Plus de 300 m² de stands, 16 producteurs présents, une boutique de produits locaux, des éleveurs passionnés, des animations et des dégustations en tous genres… Du 26 février au 6 mars, la ferme des Hauts-de-France a eu fière allure au salon international de l’agriculture de Paris. Le 1er mars dernier, Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, est venu à la rencontre des agriculteurs et des pêcheurs qui font la fierté de notre région. Morceaux choisis…
– « L’an dernier, nous avions dû organiser un salon virtuel dont le succès a dépassé toutes nos espérances. Mais honnêtement, rien ne vaut de se retrouver les uns les autres en chair et en os ! Ce sont les retrouvailles des amis, des amis de l’agriculture et de la pêche. Je le dis d’ailleurs aux représentants des agriculteurs et des pêcheurs, ici, vous avez des amis qui ne se contentent pas de venir une fois l’an au salon de l’agriculture mais qui sont avec vous 365 jours sur 365… »
– « Nous, on est du côté de nos paysans et de nos pêcheurs. ça peut plaire à certains et pas à d’autres, je m’en moque royalement ! La question qu’il faut se poser, c’est pour nous nourrir demain, pour nourrir nos enfants et nos petits-enfants, qu’est-ce que l’on veut ? C’est simple, on veut continuer à produire sur place, ici et pas ailleurs ! Ça veut dire qu’il va falloir continuer à se battre avec vous et pour vous parce que les temps qui viennent sont des temps difficiles, encore et toujours… »
– « Nous devrons continuer à nous battre à vos côtés contre le mauvais génie administratif français qui, sans cesse, invente de nouvelles normes et de nouvelles obligations. Et après on s’étonne qu’il y ait des exploitations qui ne trouvent pas preneur ! Je ne vais peut-être pas être consensuel mais les écologistes de bon sens, ils sont à côté de moi, sur cette tribune, ce ne sont pas ceux qui ont pris pour cible le stand de la FNSEA dimanche (1). Les vrais écologistes sont ceux qui savent ce qu’ils produisent et savent ce qu’ils donnent à manger à leurs enfants… »
– « Nous allons continuer à nous mobiliser à vos côtés parce qu’il y a la crise ukrainienne et au-delà du drame qui est en train de se nouer, il faut savoir que cette crise va profondément modifier l’équilibre économique… Quoi qu’il en soit, nous savons ce que nous vous devons. Pendant la crise du Covid, il n’y a jamais eu de pénurie alimentaire, parce qu’il y en a qui sont restés dans les champs ou qui ont pris leur bateau, tandis que leurs salariés, même sans masque, ont continué à aller bosser. Pour cela, on doit vous dire un grand merci ! »
– « L’agribashing (2) n’a pas sa place dans les Hauts-de-France, comme il ne devrait pas avoir sa place partout en France…Ici, on a une vraie fierté de notre agriculture, tandis que se pose aujourd’hui la question de la souveraineté. Là encore, un autre combat doit être mené, à la lumière de ce qu’il se passe en Ukraine. Savez-vous que la PAC prévoit de mettre en jachère 4 % des terres, ce qui revient à produire 12 % de moins alors qu’il me semble qu’on va avoir besoin de nourrir davantage de monde. Mais quel est cet esprit stupide ou technocratique capable de ne pas comprendre ce qu’est la marche du monde et de voir clairement quels sont nos besoins ? »
– « On sait pertinemment qu’on doit réussir la transition écologique et les agriculteurs le savent depuis longtemps, tout comme ils ont toujours accepté les grandes mutations de la société. Mais pour ma part, je préfère que la production se fasse en France et dans les Hauts-de-France et certainement pas qu’elle se fasse loin de la France, au mépris de ce que vous représentez… »
– « Au-delà de la souveraineté, il y a aussi autre chose, la ruralité. Moi, je marche bien sur deux jambes. Il y a une jambe qui est en ville, une jambe qui est dans la ruralité, et je ne veux pas opposer l’une à l’autre, je ne veux pas opposer les métropoles à la ruralité. Si ont veut avancer, on doit marcher sur deux jambes ! »
– « Dans ce salon des retrouvailles, je n’ai rien perdu de mon énergie et de mon engagement et on continuera à se battre pour vous, pêcheurs et agriculteurs. Vive la pêche, vive l’agriculture des Hauts-de-France ! »

(1) Le stand de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) a été en partie envahi le 27 février par des militants écologistes d’Extinction Rébellion.
(2) L’agribashing renvoie à la critique du mode de production intensif et un dénigrement systématique du secteur agricole.