« Saint Amour » à voir sans modération !

« Saint Amour » : c’est le titre du nouveau film de Benoît Delépine, réalisé avec son complice Gustave Kervern. Et une fois encore, le cinéaste saint-quentinois s’est offert un casting de rêve avec Gérard Depardieu dans le rôle du père et Benoît Poelvoorde dans celui du fils. Un binôme ô combien savoureux, enrichi de la présence du jeune Vincent Lacoste. A l’arrivée ? Un road movie assoiffé à travers les vignobles français ! Au nom du père, du fils et du Saint Amour, faisons preuve d’une larme d’esprit pour une rencontre avec l’ami Delépine.

« Saint-Amour », c’est l’histoire d’un père qui emmène son fils sur la route des vins… Comment est née l’idée ?
Benoît Delépine : « Le point de départ, c’est notre envie avec Gustave de tourner au salon de l’agriculture. Est ensuite venue se greffer la volonté de réunir Depardieu et Poelvoorde dans un même film. Mais avec ces deux-là, on a très vite compris qu’on n’allait pas pouvoir tourner en vase clos. D’où l’idée de les emmener sur la route des vins. »

Mais comment diable parvenez-vous à embarquer Depardieu dans une telle aventure ?
Benoît Delépine : « Dans l’absolu, vous imaginez bien qu’on n’a pas les moyens de s’offrir Depardieu. « Saint Amour » n’est pas ce qu’on appelle une grosse production. Mais Gérard, c’est un instinctif. Quand il dit oui, c’est parce que le projet lui plaît et la question d’argent devient totalement secondaire. Et puis, je crois qu’il avait très envie de tourner avec Benoît Poelvoorde pour qui il a beaucoup d’estime. »

Vous avez déclaré un jour : Depardieu, c’est chaque jour un paradis et un enfer qui recommence…
Benoît Delépine : « Depardieu, c’est un volcan ! C’est pas qu’il soit infernal ou insupportable mais au niveau sonore, c’est assez impressionnant. Il éructe toute la journée ! (rires) Mais c’est sa façon d’être sur un plateau. Ça lui permet d’évacuer et de ne pas penser à ce qu’il va jouer. »

Avec Benoît Poelvoorde, le cocktail a dû être explosif !
Benoît Delépine : « Benoît, il vibrionne et passe son temps à nous faire rire. Avec Depardieu, ils se tiraient sans cesse la bourre. Au fil du tournage, ça partait un peu dans tous les sens mais on a tout de même réussi à les canaliser. »

Au fait, de vous deux avec Gustave, qui picole le plus ?
Benoît Delépine : « Vous allez être surpris mais Gustave, ça fait trois ans qu’il n’a pas touché une bouteille. Quant à moi, j’ai mis la pédale douce, surtout pendant le tournage ! »

Une séance exceptionnelle de « Saint Amour » est prévue le jeudi 10 mars à 20 h au Cinéquai 02, en présence de Benoît Delépine.