Rue de Lyon : le point du maire

Les sondages effectués rue de Lyon après les risques d’effondrement constatés ont livré leur verdict. Les 1 000 m2 de sous-sol sondés devront être comblés avec des injections de béton. Un héritage des destructions de la ville durant la Première Guerre mondiale. Un chantier de plusieurs mois évalué à plus de 1 M€. Frédérique Macarez a répondu à nos questions.
La circulation est fortement perturbée, que faire pour l’améliorer ?
– F.M. : « La priorité est d’aider à l’accès au centre-ville. Nous inversons immédiatement le sens de circulation sur une partie de la rue du Gouvernement pour la remonter vers la place de la basilique en venant de la rue de la Sous-préfecture. Les gens ne doivent plus hésiter à y passer. Et pour améliorer le stationnement, puisque les arrêts réservés aux bus ne sont plus utilisés, il est désormais possible d’y stationner, cela crée 19 places supplémentaires ».
Le coût des travaux n’était pas prévu au budget…
– F.M. : « Je requiers la solidarité nationale. J’ai écrit au président de la République pour demander un soutien financier de l’Etat. Nous payons notre histoire et le fait d’avoir défendu la France, nous avons besoin d’être accompagnés sinon cela n’est pas supportable. »
Est-ce vraiment dangereux ?
– F.M. : « Oui, si nous ne faisons rien, nous aurons un affaissement. Nous avons pris ces précautions pour protéger les Saint-Quentinois, c’est la première priorité, nous n’avons pas le choix. »
Pourquoi cela prend-il autant de temps ?
– F.M. : « Plusieurs mois de travaux sont nécessaires. Nous sommes dans un pays qui aime les règles administratives, les délais imposés comme les appels d’offre, tout cela est inadmissible dans les situations d’urgence. Cela fait partie des choses écrites au président de la République. Ce n’est pas raisonnable d’attendre. J’ai consciences des contraintes que nous allons tous subir. Je vais constituer deux comités pour être en lien en permanence avec la population : l’un pour les usagers (bus, piétons, automobilistes) animé par Thomas Dudebout, le second lié au commerce local pour avoir des quinzaines commerciales, des animations destinées à soutenir le commerce de proximité, animé par Mélanie Massot. »