Rev 3 : en route pour la 3e révolution industrielle

L’amphithéâtre Mercure de la CCIA a accueilli le ‘amphithéâtre Mercure de la CCIA a accueilli le 13 avril une rencontre pédagogique pour présenter la démarche Rev 3 mise en place par la Région et les chambres consulaires. L’objectif : créer la société de demain, en phase avec son environnement et en anticipant les changements. Un défi politique et économique avec l’ambition d’une économie « décarbonée » à l’horizon 2050, la création de nouvelles activités et nouveaux emplois avec l’essor de l’intelligence artificielle et du numérique.
Avec Rev 3, Xavier Bertrand veut faire des Hauts-de-France un territoire pionnier de cette 3e révolution industrielle et dupliquer le processus à l’Agglo du Saint-Quentinois. « La Région doit être un facilitateur, une tête de pont. » Un enjeu économique important puisque 60 % des métiers qui existeront à l’horizon 2030 n’existent pas encore, a rappelé Philippe Vasseur, commissaire spécial à la revitalisation et à la réindustrialisation. A la clé, 53 000 créations d’emplois d’ici 2020 et 237 000 d’ici 2050 dans les filières de l’hydrogène, la méthanisation, le numérique, l’énergie bois, l’efficacité énergétique et bâtiments, la mobilité électrique, les énergies marines, les réseaux intelligents… En toile de fond, un vrai défi : couvrir la totalité des besoins par les énergies renouvelables. Europe, Etat, Région, banques sont mobilisés pour accompagner les projets sélectionnés.
Xavier Bertrand a lancé un appel aux chefs d’entreprise :
« Il faut viser haut et loin. Rev 3 est une formidable opportunité de modernisation pour aller conquérir de nouveaux marchés et prendre un temps d’avance. » Bref, la révolution est en marche pour favoriser la création d’activités et d’emplois.

Renseignements sur www.rev3.fr

Ce qu’il faut savoir

– Les financements : pour soutenir les projets, 4 à 5 chaque année, un fonds CAP 3RI de plus de 40 M€ pour un montant moyen de 1 à 2,5 M€ par projet, et un fonds régional financé par les Hauts-de-France et l’ADEME (36 M€ l’an dernier).
– Plus de 800 projets sont aujourd’hui recensés, 10 chantiers prospectifs et productifs devraient être lancés dans les mois qui viennent.
– L’Insset anticipe en mettant en place dès la rentrée un Master (bac + 5) industrie numérique qui fera la part belle aux profils polyvalents.