Rencontre avec Véronique GENEST

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Durant plus de vingt ans, elle a triomphé sur le petit écran dans « Julie Lescaut », une série qui, forcément, lui colle encore à la peau. Sans tristesse ni nostalgie, Véronique Genest a su toutefois tourner la page… Allez, au diable les enquêtes policières et les portraits robots ! Place aux intrigues amoureuses et à « Portrait craché », pièce dans laquelle on retrouvera la comédienne le 20 janvier prochain au Forum de Chauny. Du vrai théâtre de boulevard avec ses portes qui claquent, ses secrets de famille et ses ressorts comiques. Pour en savoir plus, St-Quentin Mag a dégainé ses questions !

 

On vous attend à Chauny où vous allez brûler les planches dans « Portrait craché ». C’est quoi le pitch de cette pièce ?
Véronique Genest : « J’interprète le rôle de Marie, une femme qui a un fils de 25 ans, Arthur, auquel elle n’a jamais dit qui était son père. Ce dernier ignore aussi qu’il a un fils. L’ennui, c’est qu’Arthur est tombé amoureux de Julie, la fille de son père, qui est donc sa demi-sœur. Vous l’aurez compris, la situation devient très difficile à gérer pour mon personnage, qui hésite à révéler la vérité ! Ajoutez à cela une fuite d’eau et un plombier qui vient tout chambouler… Et vous obtenez à l’arrivée une pièce très drôle ! »

Avec cette pièce, on est dans le boulevard, la comédie… Un univers qui vous correspond bien ?
Véronique Genest : « Ah oui ! J’adore rire et faire rire. J’aime les situations fantasques, l’humour décalé, l’auto-dérision… A la scène comme dans la vie, j’ai toujours besoin de cette petite dose de délire. »

Question incontournable sur « Julie Lescaut »… 101 épisodes pour 22 ans de succès. Quel regard portez-vous sur cette série 3 ans après sa fin ?
Véronique Genest : « C’est incontestablement l’aventure de ma vie ! Sur 35 ans de métier, j’en ai consacré 22 à « Julie Lescaut ». Sachant qu’il fallait un mois pour tourner chaque épisode, ça représente au final un sacré boulot ! Je conserve vraiment beaucoup d’affection pour cette série. »

Un peu de nostalgie aussi ?
Véronique Genest : « Non. Je ne suis pas quelqu’un de nostalgique. C’est vrai, je suis fière d’avoir tourné « Julie » mais je ne regrette absolument pas qu’elle se soit arrêtée. A un moment, il faut savoir passer à autre chose et aller de l’avant. »

Au fait Mme le commissaire, c’est qui votre flic préféré sur le petit écran ?
Véronique Genest : « Y’ en a plein. J’ai adoré le commissaire Bourrel des « Cinq dernières minutes ». Mais j’avoue aussi un petit faible pour Maigret et Navarro. »

Si vous continuez à tourner pour la télé, en revanche, vous vous faites rare au cinéma. Pourquoi ?
Véronique Genest : « Vous savez, c’est toujours la même histoire en France où tout est sectorisé. Aux Etats-Unis, avec le même succès que « Julie Lescaut », je serais devenue une star de cinéma cinq ans après ! Mais en France, on continue à fermer la porte aux gens de télévision, surtout à ceux qui sont devenus populaires. »

On vous reproche parfois votre spontanéité et votre franc-parler…  
Véronique Genest : « C’est vrai. Et croyez-moi, je n’ai absolument pas l’intention de changer ! » (rires)

B. Duchet

« Portrait craché », pièce de Thierry Lassalle : vendredi 20 janvier au Forum de Chauny
(20 h 30). Tarifs : 25 / 30 €. Tél. : 03 23 52 23 52.