Police de sécurité du quotidien – St-Quentin candidate

Dans le cadre du projet de création d’une « police de sécurité du quotidien » (PSQ) initiée par Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, les différents acteurs de la sécurité se sont dernièrement réunis à Saint-Quentin. L’objectif, dresser un bilan des coopérations actuelles entre les polices nationale et municipale, et recenser les attentes. L’occasion pour le préfet de l’Aisne Nicolas Basselier de rappeler les enjeux : une modernisation des équipements et des moyens, une adaptation aux spécificité locales avec un élargissement du champ d’action des polices municipales, davantage de partenariats entre élus, autorités administratives et judiciaires, sécurité privée, réseaux de transports… A la clé, la création à l’échelle nationale de 10 000 postes de policiers et gendarmes d’ici 2022. En attendant, dès le mois de février, des expérimentations de la PSQ seront mises en place sur quinze sites français. La ville de Saint-Quentin s’est portée candidate pour y participer. Interrogé sur le courrier du maire au ministre de l’Intérieur, dans lequel Frédérique Macarez dénonce l’érosion des effectifs de police et sollicite des renforts, le préfet de l’Aisne déclare : « ça n’est pas une problématique propre à Saint-Quentin. 10 000 recrutements vont être effectués sur le quinquennat, mais entre le recrutement et leur affectation, il y a 1 an d’école. Les besoins exprimés par Madame le maire seront examinés. » Conclusion, compte sur Dieu et sur toi-même ou sois patient !

Une vraie coopération
– à Saint-Quentin, dans le cadre d’un contrat local de sécurité, une convention de coordination, polices municipale et nationale travaillent déjà en étroite collaboration. « Les habitudes sont bien encrées dans une logique d’efficacité au quotidien et cela fonctionne bien », estime Frédérique Macarez. Des propos confirmés par le commissaire Frédéric Carion : « Ici, le partenariat est naturel avec une parfaite osmose dans la chaîne hiérarchique. » Luc Féton, chef de la police municipale, va dans le même sens : « Nous avons l’habitude de travailler ensemble, cela se fait naturellement. »

Les moyens mis en œuvre
– En France, la sécurité représente 150 700 policiers, 100 812 gendarmes, 21 000 policiers municipaux et 150 0000 agents de sécurité.
– Budget 2018 consacré à la sécurité : 13,3 milliards d’euros, soit une hausse de 1,9 % pérennisée les années suivantes; 300 millions d’euros seront consacrés à la rénovation des locaux et 60 000 gilets pare-balle fournis. En 2020, 115 000 tablettes numériques seront mises à disposition des personnels ; 30 000 nouveaux véhicules seront fournis, tandis que 30 000 autres véhicules seront livrés en 5 ans.