Pierre Billon Il roule pour Johnny !

En mai dernier, Pierre Billon publiait une nouvelle version de son livre culte :
« Road Trip, Johnny Hallyday on the road ». Une pépite mêlant textes et photos, mais aussi un livre audio dans lequel l’auteur raconte ces folles équipées à moto aux côtés du « taulier » sur les routes mythiques de l’ouest américain… Bonne nouvelle pour les fans, Pierre Billon sera présent le 23 janvier à Saint-Quentin pour une séance de dédicaces. Rencontre avec celui qui, pendant plus de 50 ans, fut l’ami, le compositeur, le directeur artistique ou encore le producteur de Johnny…
Dans « Road Trip », on a le sentiment que vous souhaitiez mettre en lumière un autre visage de Johnny…
– P. Billon : « On le découvre effectivement comme on n’a pas l’habitude de le voir. Durant nos road trips aux USA, son grand luxe était de pouvoir être observateur sans être observé. Il était totalement libre là-bas parce que pour une fois, il pouvait profiter du fait d’être anonyme. De quoi respirer ! »
Ces virées à moto, c’était pour lui une façon de vivre le rêve américain ?
– P. Billon : « Oui, complètement ! C’était pour préciser ses rêves, pour se dire : est-ce que c’est vrai tout ça ? L’avantage durant ces road trips, c’est qu’on avait avec nous Philippe et Carole, deux véritables bibles sur l’histoire américaine et qui nous servaient de guides dans tous les endroits qu’on traversait. Johnny était très sensible à cette dimension culturelle qui nous permettait d’aller au-delà du décor. »
Un road trip, ça s’accomplit au guidon d’une Harley ou d’une Indian. Johnny avait une préférence côté moto ?
– P. Billon : « A partir du moment où tu roules entre potes, tu peux rouler sur n’importe quoi. Même une mob ! Johnny avait un faible pour les Harley. Mais à la fin, il préférait rouler en Indian, une moto traditionnelle américaine au look très affirmé. »
Trois ans après sa disparition, les tensions entre les deux clans familiaux semblent enfin s’apaiser…
– P. Billon : « Fallait que ça s’apaise depuis le début. C’était une grosse connerie tout ça ! Entre nous, on ne parlait jamais de ce qui allait se passer après sa mort. Je n’imaginais même pas qu’il partirait un jour… Sinon, le bagne de Saint-Quentin, il existe toujours ? »
La prison vous voulez dire ? Non, elle a été rasée…
– P. Billon : « Tu sais qu’on pensait la racheter à une époque ? On voulait faire un repère d’artistes là-bas. Une sorte de clin d’œil décalé au célèbre bagne de San Quentin, en Californie. Une prison dont on ne s’évade pas, à part Humphrey Bogart dans le film « Les Passagers de la nuit ». Encore une autre légende ! » B.D.

Séance dédicaces : samedi 23 janvier de 14 h à 18 h chez Kustom Motors
(36, rue Croix-Belle-Porte).