Philippe Risoli : l’homme qui rêvait de Matignon !

Télé, radio, musique et maintenant théâtre… Philippe Risoli revendique sans complexe son côté touche-à-tout. A l’affiche de « Piège à Matignon », pièce dans laquelle il campe le personnage d’un politique qui rêve de Matignon, il brûlera les planches du théâtre Jean-Vilar le 1er juillet prochain, aux côtés de Nathalie Marquay.

Depuis septembre 2013, vous ne cessez de remplir les salles avec « Piège à Matignon ». Comment expliquer le succès de cette pièce ?
Philippe Risoli : « C’est un tout. Il y a d’abord le fait que les deux principaux thèmes abordés dans cette pièce parlent au public, qu’il s’agisse des rumeurs sur Internet ou des coulisses de la politique. Et puis, c’est du boulevard qui fait rire, avec beaucoup d’effets et de rebondissements. Le climat actuel est tellement morose que les spectateurs ont besoin de ces parenthèses d’évasion, où l’humour est le premier moteur. »

Passer de la télé au théâtre : un exercice facile ?
Philippe Risoli : « A la fois facile et difficile. Avant de monter sur les planches, j’avais souvent fait de la scène mais dans un tout autre contexte puisque j’étais moi, Philippe Risoli, un animateur télé qui devait regarder le public dans les yeux. Au théâtre, en revanche, je suis François, un politique qui espère devenir Premier ministre et qui ne doit surtout pas fixer le public ! Cela dit, il y a un vrai cousinage entre le métier d’animateur et celui de comédien. Mais j’ai dû faire mon apprentissage à vitesse grand V. J’ai beaucoup bossé en amont et j’ai passé des nuits sans dormir tellement j’avais peur d’oublier mon texte ! (rires) »

Par quel « hasard » vous êtes-vous retrouvé à l’affiche de cette pièce ?
Philippe Risoli : « Vous savez, il y a plusieurs vies dans une vie. J’avais toujours dit qu’un jour, je monterai sur les planches. Un matin, Nathalie Marquay, que je connais très bien, m’a appelé pour me proposer de lui donner la réplique. Inutile de dire que j’ai aussitôt accepté. »

Son mari, Jean-Pierre Pernaut, a coécrit « Piège à Matignon ». On imagine que son métier de journaliste a nourri son imagination…
Philippe Risoli : « Sans doute. Jean-Pierre a lui-même été victime de rumeurs sur Internet et il connaît très bien la sphère politique. Il avait tous les ingrédients pour écrire une comédie dans l’air du temps. »

Puisqu’il est ici question de politique, vous n’avez pas le sentiment que la réalité dépasse la fiction ces temps-ci ?
Philippe Risoli : « Faut avouer qu’on est servi avec toutes les affaires qui surgissent, à droite comme à gauche. Juste une anecdote : dans la pièce, un personnage arrive sur scène casqué, en combinaison de moto. Cette scène déclenche toujours des éclats de rire. Or, elle a été écrite bien avant les incartades de notre président à scooter. Alors oui, la réalité dépasse largement la fiction. A tel point que nous ne cessons de faire évoluer les dialogues, en fonction de l’actualité. »

Question incontournable : pourquoi ne vous voit-on plus sur le petit écran ?
Philippe Risoli : « Parce qu’on me propose des trucs qui ne me font pas envie. J’ai 22 ans de télé à mon actif, de Canal + à Gulli, en passant par TF1. Je rêve d’animer un talk-show de divertissement mais les producteurs s’obstinent à vouloir me cantonner dans des jeux. Mais qui sait ? Je ne suis pas à l’abri d’une bonne nouvelle. »

Côté musique, vous ne regrettez pas d’avoir un jour chanté « Elles sont cuitas les bananas » ?
Philippe Risoli : « Sûrement pas ! Le directeur d’une chaîne a dit un jour que cette chanson avait nui à ma carrière. Eh bien moi, non seulement j’assume mais je persiste dans la musique. »

Piège à Matignon

Comment se défaire d’un concurrent politique qui brigue un poste de ministre et auquel on propose finalement Matignon ? Avec une histoire de mœurs, bien sûr. C’est toute l’intrigue de cette comédie coécrite par Jean-Pierre Pernaut. Avec Nathalie Marquay, Philippe Risoli, Marie-Laure Descoureaux, Cyril Aubin et Jean Lenoir.

Séance : mardi 1er juillet, à 20 h 30 au théâtre Jean-Vilar.

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