PCF : les voix de la colère

Le parti communiste est en lice sur les trois cantons saint-quentinois avec « Les voix de la colère ». La demande d’entente du PS pour faire liste commune a reçu une fin de non recevoir. « Nous ne sommes pas schizophrènes, les dotations de l’Etat ne font que baisser. La politique nationale rend tout accord impossible avec le parti socialiste. Les attaques sur les retraites, la Sécu, la loi Macron… Trop, c’est trop », clament d’une même voix Corinne Bécourt et Olivier Tournay, avant d’ajouter : « S’il n’y a que l’UMP et le PS à ces élections, le Front national a de beaux jours devant lui. » Les candidats du poing levé, de la faucille et du marteau réfutent l’appel au vote utile des grands partis :
« Depuis 2001, on entend que cela. Résultat, le FN n’a jamais reculé, il ne fait que progresser. On doit voter pour ses idées, pour défendre ses convictions ». Et de dénoncer la hausse des tarifs de La Poste, de la SNCF, du gaz…
« Le sortant, Jérôme Lavrilleux, on ne l’a jamais vu. Il est devenu persona non grata, son bilan, c’est pourtant celui de l’UMP, c’est un territoire à l’abandon », déclare Olivier Tournay, candidat sur Saint-Quentin 2 (ex-Nord). Pour Aurélien Jan, candidat sur Saint-Quentin 3 (ex-Sud), voter Cappèle allié avec le PS ou Freddy Grzeziczak allié avec l’UMP, c’est du pareil au même. « Ils votent la même chose en conseil de communauté d’agglomération « . La campagne promet d’être chaude.

Les candidats communistes :

  • St-Quentin 1 (centre) : Corinne Bécourt et Gauthier Ducos.
    Remplaçants : Barbara Knockaert et Georges Varenne.
  • Saint-Quentin 2 (Nord) : Olivier Tournay et Suzanne Barbaux.
    Remplaçants : Francine Latouche et Serge Casier.
  • Saint-Quentin 3 (Sud) : Aurélien Jan et Michèle Gabert.
    Remplaçants : Valérie Polle et Jean-Luc Tournay.