Pari fou au pays des Kiwis ! Nlle-Zélande 2 000 km à vélo

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Comment transformer la planète en une immense piste cyclable ? C’est simple, en faisant du cyclotourisme son métier ! C’est précisément le cas d’Aurélien Fourrier. Depuis 2012, ce Saint-Quentinois de 36 ans est accompagnateur de voyages pour le compte d’une société américaine. « Aux Etats-Unis, la mode est aux vacances actives. Mon boulot consiste à encadrer des touristes américains qui, pour découvrir de nouveaux paysages, souhaitent sortir des sentiers battus. Et pour cela, la rando à vélo est un excellent moyen. » En Europe comme en Asie, Aurélien veille ainsi sur ces adeptes de la petite reine à la sauce yankee, qui sont prêts à débourser des fortunes pour des circuits de 6 à 8 jours. Mais dès qu’il en a l’occasion, Aurélien met son job entre parenthèses pour partir seul à l’aventure.
L’an passé, St-Quentin Mag avait déjà évoqué sa traversée d’est en ouest des USA. Un périple de
5 400 km à vélo ! Et puis, en janvier dernier, le jeune Saint-Quentinois a cette fois mis le cap sur la Nouvelle-Zélande. « Dès mon arrivée à Auckland, j’ai acheté un vélo et réuni le matériel nécessaire pour être autosuffisant : une tente, un duvet… » Et c’est parti pour une nouvelle expédition de quelque 2 000 km parcourus en trois semaines. Après avoir quitté Auckland, Aurélien a d’abord rallié Wellington avant de traverser la quasi intégralité de l’île sud pour une arrivée à Queenstown. Ses impressions ? « La Nouvelle-Zélande est vraiment l’un des plus beaux pays au monde grâce à la variété de ses paysages. La mer, les montagnes, la jungle… Le décor ne cesse de se renouveler. D’une journée à l’autre, on peut changer complètement d’environnement. » Un bémol toutefois : « Le tourisme de masse. A cette époque de l’année, la Nouvelle-Zélande est littéralement envahie de camping-cars. Et puis, c’est un pays qui est un peu hors de prix. »
Malgré tout, le jeune homme gardera un excellent souvenir de ce pays du bout du monde où les cyclotouristes sont partout bien accueillis. A son compteur personnel, il vient donc d’ajouter
2 000 km d’efforts, de sensations fortes et de souffrances. Et le plaisir ? Sourire de l’intéressé… « Vous savez, le vélo, c’est une sorte d’introspection. On réfléchit et après on pédale. » Pour mieux préciser sa pensée, il préfère citer l’écrivain-voyageur Sylvain Tesson : « Grâce à la route, je me suis mis en marche, grâce à la marche, je me maintiens en mouvement… »  B.D.