Opération démolition

La rue Raspail va faire peau neuve. Dans le cadre du plan de reconquête urbaine conduit par la Ville, les immeubles vétustes et devenus dangereux au fil du temps, situés entre les n° 60 et 74, vont être démolis. « Comme pour la friche de la basilique, je veux que cette opération soit réalisée dans de bonnes conditions », annonce Frédérique Macarez. Après des rencontres avec les riverains, les travaux devraient débuter dès janvier et durer six mois. Ces immeubles abandonnés, dégradés, pour lesquels des mesures de sécurité préventive avaient dû être prises, ont anciennement abrité une école privée, une pizzeria, une charcuterie, un bijoutier, un coiffeur, un vendeur d’électroménager ou encore une mercerie. Pas moins de 800 m2 au sol vont donc disparaître. Compte tenu de la configuration des lieux, étroitesse et fréquentation de la rue, après un désamiantage, la démolition s’effectuera majoritairement à la main. Les travaux débuteront par la partie centrale pour se poursuivre ensuite à l’intérieur des parcelles et ne perturber que ponctuellement la circulation. Les souterrains, 2e niveau de cave, seront comblés. Le terrain libre situé à proximité du centre-ville sera ensuite mis en vente pour y construire des logements. Une exigence du maire : « Que ces logements soient commercialisés au juste prix à Saint-Quentin, entre 2 100 et 2 500 € le m2. »

Ras le bol !
– Imbroglio judiciaire rue des Canonniers entre un vendeur d’habitations et un acheteur qui n’a jamais payé mais qui est néanmoins sur le papier propriétaire de constructions devenues dangereuses et qui reste sourd aux demandes de la Ville. Excédée par cette situation, Frédérique Macarez a pris le taureau par les cornes. « On va se substituer au propriétaire en effectuant la démolition. C’est une question de sécurité publique. Nous facturerons. » La rue est donc fermée le temps des démolitions.