Moro, boulot, marteau

Mercédès Muné cède son office à Florent Moro

Après trente années à taper du marteau lors de ventes aux enchères, Mercédès Muné a décidé de tirer sa révérence. Elle vient ainsi de transmettre le flambeau à Florent Moro, tout nouveau commissaire-priseur de Saint-Quentin. Ce dernier a prêté serment le 19 mai au tribunal de grande instance. Il exercera son office à l’hôtel des ventes situé rue de Mulhouse.
Après des études d’arts à Amiens, le natif de Normandie a exercé dans la capitale picarde et à Abbeville. « Commissaire-priseur, c’est un métier de passion, une vocation, explique-t-il. Avec les émissions télé comme « Un trésor dans votre maison », il y a un engouement mais les places sont chères. »
Son métier comporte deux facettes : les ventes volontaires et les « forcées ». « Les particuliers viennent me voir pour faire estimer leurs biens. Je suis un peu le médecin généraliste des objets. Mon diagnostic donne une estimation de la valeur. » Le vendredi matin, les estimations sont gratuites et sans rendez-vous. Dans un autre registre, le commissaire-priseur intervient dans les procédures de liquidation judiciaire. « Par mon serment, je deviens officier ministériel », précise-t-il.
De son côté, Mercédès Muné va profiter de sa retraite pour visiter les musées et approfondir sa connaissance des arts. « Je vais en quelque sorte profiter de la partie agréable du métier », glisse-t-elle dans un grand sourire. A Saint-Quentin, la pétillante commissaire-priseur a toujours animé et fait vivre ses ventes. « C’est un vrai spectacle. D’ailleurs, des personnes viennent uniquement pour l’ambiance. » Une convivialité professionnelle que va perpétuer Florent Moro. « Une vente ne doit pas être ennuyeuse, elle doit être vivante », conclut-il. Adjugé vendu !