Mettons les voiles avec Antoine

Marre du froid et de la grisaille ? Dans ce cas, larguons ensemble les amarres pour aller à la rencontre d’Antoine, présent le 4 décembre au Cinéquai de Saint-Quentin pour présenter au public son dernier film sur « les îles lointaines de Polynésie ». à la demande de St-Quentin Mag, l’ex-chanteur a accepté de lever le voile sur son boulot de globe-trotter…

Ça vous plaît de sillonner la France pour partager vos voyages avec le public ?
Antoine : « Ah oui ! D’ailleurs, je consacre quatre à six semaines par an à animer des conférences dans le cadre de Connaissance du Monde. Mon boulot de réalisateur a un triple intérêt : le premier est de découvrir de nouvelles contrées, souvent à l’autre bout du monde ; le deuxième est de réaliser un film sur le sujet et le troisième est de partager celui-ci avec le public. C’est précisément ce que je suis venu faire à Saint-Quentin. »

Cela fait plus de 40 ans que vous naviguez sur tous les océans. Combien de fois avez-vous fait le tour du monde ?
Antoine : « En bateau, deux fois et demi. Mais si j’ajoute tous les zigzags que je fais dans tous les sens en naviguant, je ne suis pas loin de cinq tours du monde ! Et en avion, on peut en compter une bonne dizaine. »

C’est en 1974 que vous avez largué les amarres. Depuis tout ce temps, vous avez dû voir la planète sacrément changer…
Antoine : « Bien sûr, le monde a beaucoup évolué. Les endroits où le progrès est excessif ont radicalement changé. Quant au réchauffement, ses effets se font durement ressentir dans les pays tropicaux avec un impact direct sur le corail. Mais moi, à travers mes films, j’ai pris le parti de montrer la beauté du monde. Il existe encore de nombreuses îles où il y a zéro pollution. Autant de petites perles précieuses que j’ai envie de partager avec le public… »

Au fait, il est où votre port d’attache ?
Antoine : « Je n’en ai aucun ! La plupart du temps, je vis sur mon bateau en Polynésie, près des îles Tuamotu avec, parfois, des excursions plus à l’est, du côté des îles Fidji. En France, je n’ai plus aucun domicile à l’exception d’une ferme en Auvergne que j’ai conservée. Je l’ai achetée il y a cinquante ans avec mes premiers droits d’auteur ! Un endroit très simple où mon jardin est entretenu par les brebis du voisin. »

Il est où le plus bel endroit du monde ?
Antoine : « Sans conteste, là où je vis ! Au milieu des îles Tuamotu. »

A l’inverse, quelle est l’île qui ne vous a pas vraiment fait craquer ?
Antoine : « Il n’y en a pas. Ce qui est certain, c’est que je ne pourrais pas vivre dans les pays très peuplés, à l’image de l’Inde ou de la Chine. »

Si vous deviez emporter un seul disque et un seul livre sur une île déserte…
Antoine : « Un album des Beatles, sans doute « Sergent Pepper ». Quant au bouquin, n’importe quel roman d’Hemingway. Mais bon, pour tout vous avouer, je préférerais partir avec un iPad avec 50 000 chansons et
5 000 bouquins ! Les évolutions technologiques ont aussi du bon. »

Des projets côté chanson…
Antoine : « Aucun ! Réaliser des films et des albums-photos est aujourd’hui ma seule activité. Et à 73 ans, je n’ai pas envie d’en changer ! »