Merci au n° de solidarité – Le CCAS au cœur de la campagne de vaccination

Mis en place lors du tout premier confinement, le numéro d’urgence du CCAS (Centre communal d’action sociale) n’a cessé de jouer un rôle essentiel dans la vie des Saint-Quentinois. « A l’origine, le 03 23 63 68 63
était surtout destiné aux personnes isolées de plus de 60 ans. Cela leur permettait d’avoir des infos pratiques et de pouvoir échanger avec l’un ou l’autre de nos agents », rappelle Freddy Grzeziczak, maire adjoint en charge des affaires sociales. Une façon efficace de lutter contre le sentiment d’isolement largement répandu lors des deux mois de confinement. Mais avec l’arrivée des vaccins, le numéro de solidarité est aussi devenu celui par lequel les Saint-Quentinois ont été invités à prendre rendez-vous pour recevoir leur première injection au Palais des sports. « On a effectivement choisi de conserver le même numéro dans la mesure où le 03 23 63 68 63 était déjà perçu comme le numéro anti-Covid, explique Gabriel Leroy, directeur adjoint du CCAS. Au fur et à mesure que le nombre de doses livrées a augmenté, les appels ont eux aussi progressé. En mars, on a eu une explosion des chiffres avec 3 630 appels contre 220 appels en février. » Pour gérer une telle affluence, quatre agents sont en permanence à pied d’œuvre. Une équipe qui va considérablement s’étoffer avec l’arrivée de quatre personnes sous contrat CAP Jeunes. « Au besoin, nous pouvons aussi compter sur le renfort des jeunes qui sont actuellement en service civique », note Gabriel Leroy. Lequel espère une amélioration technique du numéro de solidarité. « Lorsque toutes les lignes sont déjà occupées, cela sonne dans le vide. Les gens ont l’impression qu’il n’y a personne pour leur répondre ou qu’on leur raccroche au nez », regrette un agent. Du coup, une bande sonore et un message d’accueil devraient rapidement être mis en place.
Le 15 avril dernier, le maire Frédérique Macarez a tenu à venir saluer le travail accompli par les agents du CCAS en leur offrant une boîte de chocolats. Des douceurs mais aussi de vrais compliments :
« Lorsque j’échange avec d’autres maires, j’ai vraiment conscience que notre organisation est la bonne. Et dans cette campagne de vaccination, votre travail est extrêmement précieux. Tous ensemble, d’un bout à l’autre de la chaîne, on fait un super boulot. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’Agence régionale de santé, tout comme le corps médical, nous fait pleinement confiance. »

AstraZenaca : quel micmac !
– Un temps suspendu puis remis dans la course, le vaccin AstraZenaca est désormais réservé en France aux plus de 55 ans. Ceux-là recevront donc deux doses de ce vaccin à 12 semaines d’intervalle. Pour les moins de 55 ans qui ont reçu leur première dose d’AstraZeneca, la seconde injection se fera avec du Pfizer ou du Moderna. Attention : à leur corps défendant, les médecins qui ont vacciné des patients de moins de 55 ans avec de l’AstraZeneca n’ont pour l’heure pas la possibilité de prendre en charge la seconde injection. C’est aux patients eux-mêmes de décrocher à temps un rendez-vous auprès d’un des trois centres de vaccination locaux, voire plus loin. Certains vont ainsi à Amiens, Reims ou Saint-Amand-les-Eaux !
Trois centres de vaccination
– Centre de vaccination municipal du Palais des sports : inscriptions uniquement par téléphone au numéro de solidarité du CCAS : 03 23 63 68 63. Numéro joignable du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h.
– Centre hospitalier : 03 23 05 58 73.
– Hôpital privé Saint-Claude : 03 23 64 53 51.