Martin Lamotte – Dans la peau de Columbo

Avant de devenir une série télé cultissime, avec Peter Falk dans le rôle du célèbre lieutenant, Columbo fut d’abord une pièce de théâtre qui triompha à Broadway dans les années 60. Une pièce aujourd’hui reprise en France avec Martin Lamotte en tête d’affiche. Lequel viendra mener l’enquête sur les planches du théâtre Jean-Vilar le 6 février prochain. Rencontre…

Alors, quel effet ça fait d’interpréter sur scène un personnage mythique comme Columbo ?
– Martin Lamotte : « Ça fait peur au début et ensuite, c’est assez grisant. Mais c’est vrai que je redoutais ce rôle, que j’avais d’ailleurs déjà refusé il y a quelques années. Pour moi, c’était impossible d’incarner Columbo sans imiter Peter Falk et ça, je ne le voulais pas. Etre dans l’imitation, c’est pas trop mon truc. Et puis, quand le metteur en scène m’a fait découvrir la pièce, le texte, ça m’a rassuré. J’ai compris que je pouvais jouer le rôle d’un type en gabardine qui parle de sa femme et de son chien… »

Vous saviez que Columbo était né au théâtre avant d’être une série télé ?
– Martin Lamotte : « Franchement, non. Mais c’est précisément parce que Columbo est d’abord un personnage de théâtre que j’ai accepté de l’interpréter. Quant à la série télé, j’en n’étais pas vraiment fan. Par contre, j’aime bien la formule : connaître le meurtrier dès le début et voir ensuite comment Columbo va réussir à le coincer. C’est cette formule qu’on retrouve dans « Meurtre sous prescription ». Les spectateurs suivent pas à pas Columbo dans son enquête. »

On perçoit souvent le lieutenant Columbo comme une sorte d’anti-héros. Mais à la fin, c’est toujours lui qui gagne !
– Martin Lamotte : « Exactement ! Il a beau être confronté à des gens évoluant dans un milieu social plus élevé, être méprisé pour sa tenue vestimentaire, débouler comme un chien dans un jeu de quilles, c’est finalement lui qui remporte la mise. Grâce à sa finesse d’esprit, bien sûr, mais aussi grâce à sa roublardise. »

Au fait, on vous a déjà dit que vous aviez une gueule de flic ?
– Martin Lamotte : « Non, jamais ! (rires) Cela dit, je reconnais que j’ai interprété bon nombre de flics dans ma carrière. J’ai jamais compté mais il y en a un paquet. »

Sinon, vous êtes plutôt commissaire Maigret ou commissaire Moulin ?
– Martin Lamotte : « J’aime bien les deux. Ils ont tous les deux un style très différent mais quitte à choisir, j’opte pour Columbo ! »  B. Duchet

– « Columbo, meurtre sous prescription » : mardi 6 février à 20 h 30 au Splendid. Tarifs : 40 € / 30 €.