L’œil de Mousset

Un bruit qui court
Il faut se méfier des rumeurs et de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours… Récemment, une connaissance m’apprend que Manuel Valls et Dominique Strauss-Kahn vont venir à Saint-Quentin, à l’invitation de la municipalité et qu’une réception est prévue au musée Antoine-Lécuyer. Stupéfaction de ma part et doute profond. Mais je n’ose pas contredire mon interlocuteur, ni vérifier l’information auprès du conservateur, Hervé Cabezas. Bien m’en a pris : il n’y a pas de fumée sans feu, une conférence aura lieu le 27 septembre au musée, intitulée « Vienne, Terre de valse : la famille Strauss », sans le Premier ministre, ni DSK.

La question mystère
Au conseil municipal de rentrée, Christine Ledoray, élue du Front national, a posé beaucoup de questions au maire. Sauf une, à laquelle elle a finalement renoncé, parce que Xavier Bertrand avait déjà répondu. A propos de la création du Défenseur municipal des droits, elle voulait savoir si cette nouvelle fonction avait un rapport avec le Défenseur des droits, une institution nationale chargée de la lutte contre le racisme et contre toutes les discriminations. Non, rien à voir, lui a répondu le maire. On comprend l’inquiétude de l’élue d’extrême droite, qui a dû être soulagée.

Une dame de cœur
Claudette Lemire, qui nous a quittés à la fin de l’an dernier, était une femme engagée, fondatrice des Guides Soleil et longtemps présidente de l’ASTI (association de solidarité avec les travailleurs immigrés). Elle ne cachait pas sa sensibilité de gauche et sa foi chrétienne. Hommage sera rendu à sa mémoire et à son action, le 11 octobre prochain : le centre social Champagne-Artois deviendra le centre social Claudette-Lemire. Dans la mort comme dans la vie, son nom restera associé à la défense des plus démunis.

Parole de Gibout
Quand quelqu’un rencontre quelqu’un, surtout lorsqu’il s’agit d’un homme public, les premiers mots sont très importants. Alain Gibout, l’ancien adjoint au maire, a trouvé la solution. Il salue d’un très sportif « la forme, ça va ? le moral est bon ? ». La formule giboutienne est immuable, et beaucoup plus relevée que le plat « comment allez-vous ? ». Essayez, serrez-lui la main et vous l’entendrez dire : « la forme, ça va ? Le moral est bon ? », prononcé d’un air soucieux et l’œil vif. « Le style, c’est l’homme », affirmait le philosophe Frédéric Nietzsche.

Retrouvez Emmanuel Mousset sur son blog : jaitantdechosesavousdire.blogspot.com