L’œil de Mousset

Et s’il nn’en reste qu’un…
Nous sommes en 2017 après Jésus Christ. Tous les Hauts-de-France sont occupés par la République En Marche… Tous ?
Non ! Une circonscription de Thiérache peuplée d’irréductibles socialistes résiste encore et toujours à l’envahisseur. Leur chef s’appelle Jean-Louis Bricout, l’unique député PS de la grande région, qui collectionne les sobriquets : survivor, dernier des Mohicans, etc. Son territoire est devenu une réserve d’indiens, les peaux-roses, qu’un tour operator fera bientôt visiter. Pour moi, Bricout c’est plutôt Astérix. Les socialistes aimeraient bien connaître la recette de sa potion magique.
Homme à lunettes
Le soir du second tour des législatives, sautant de joie aux résultats, je suis retombé sur mes lunettes et les ai cassées. C’est le genre d’incident bête et embêtant. Le lendemain, je suis allé dans la rue des opticiens. Ne cherchez pas ce nom sur le plan de Saint-Quentin. Pourtant, les habitants appellent ainsi la partie de la rue Raspail du côté de la basilique, où l’on trouve pas moins de six opticiens, à quelques dizaines de mètres les uns des autres. C’est un secteur où la concurrence ne gêne pas. La lunetterie se porte bien, et pas seulement les montures sur le nez.
Salauds d’enfants !
Au parc d’Isle, un groupe de gamins, 10-12 ans, se promène, accompagné par un éducateur. Ils lancent des bonjours aux passants, d’une politesse appuyée, presque agressive, comme pour forcer à leur répondre. Les gens ne se rendent compte de rien et les remercient en leur souriant. Deux des mioches s’approchent d’un adulte qui a une cigarette à la bouche : « Vous n’avez pas le droit de fumer ». Sales petits cons ! La bande poursuit son chemin, les gosses se sentent forts d’être ainsi ensemble. Il y a vraiment des gifles qui se perdent.
Des anti-Elyziks ?
Le festival musical Elyziks 2017 a remporté une fois de plus un beau succès. Amine et Michael Jones, entre autres, ont attiré plusieurs milliers de spectateurs, dans une ambiance très familiale. Au même moment, dans une cave obscure d’un bar de la ville, Le Méphisto, Arno Futur (oui, c’est un jeu de mots) balançait des décibels de musique punk devant quelques dizaines de furieux. Pop, rock et raï n’avaient qu’à bien se tenir. L’ancien des Sales Majestés a poussé son cri de guerre : « Camarades ! » Son album, plein de mordant, s’intitule « Cannibal » (non, ce n’est pas une faute d’orthographe) : tout un programme.