L’œil de Mousset

Pitié pour lui
Annie Cordy chantait : « ça ira mieux demain ». François Hollande n’a pas attendu : ça va mieux aujourd’hui, a-t-il affirmé dans sa dernière émission télévisée. Je le crois. Mais qui d’autre à part moi ? C’est que nous avons tous des raisons de nous plaindre : ça ne va jamais comme il faudrait, impôts, salaire, emploi et même le temps qu’il fait. Mais la faute en revient-elle au président ? Je le pense animé d’une bonne volonté. Et qui à sa place ferait mieux ? Le pauvre est attaqué de toutes parts, jusque dans son propre parti. A force d’en faire une victime, il va finir par nous devenir sympathique et se faire réélire !

Morts vivants
La résurrection des morts n’est pas seulement l’affaire des croyants, mais des promoteurs de spectacles. L’an prochain, à Paris, nous pourrons assister à un récital d’outre-tombe, avec Dalida, Claude François, Mike Brant et Sacha Distel. La magie des hologrammes permettra ce stupéfiant retour. Mais a-t-on demandé leur avis à nos chers disparus ? Ces images de synthèse vont nous faire croire aux fantômes. Les politiques pourraient s’en inspirer dans leurs meetings : en numérique, les socialistes inviteraient François Mitterrand, la droite le général de Gaulle et le FN le maréchal Pétain.

Viva el papa
Le pape François a ramené de sa visite en Grèce trois familles de réfugiés. A cette occasion, le souverain pontife a lancé un slogan jusque là réservé à l’extrême gauche : « Nous sommes tous des migrants ». Parmi les heureux élus, des femmes voilées, de confession musulmane, n’ont nullement gêné le chef de l’Eglise catholique. L’Etat du Vatican serait-il plus ouvert, plus tolérant, plus fraternel que la République française ? Douze personnes de sauvées, ce n’est pas beaucoup, mais si toutes les collectivités locales se comportaient ainsi, le problème des réfugiés serait réglé.

Farces et attrapes
La période des communions approche. Où trouve-t-on des aubes pour nos enfants ? Dans un magasin boulevard Henri-Martin, la location est à 35 €, frais de nettoyage offerts. Dans la même vitrine, des tenues de pompier, de gaulois et de cosmonaute sont exposées. Car il s’agit d’une boutique de déguisements pour soirées festives. Des « articles grivois » sont même proposés. J’imagine des zizis géants gonflables ou des seins en plastique qui font pouet pouet quand on les presse. Comme quoi, la religion ne se perd pas et qu’elle est là où l’on ne l’attend pas.