L’œil de Mousset

Académie des 9
Pour l’élection législative partielle des 13 et 20 mars, il y aura le choix, 9 candidats. On ne peut pas dire que la politique n’intéresse plus ! Toutes les sensibilités sont représentées :
1 candidat d’extrême-droite, 1 d’extrême-gauche, 1 de droite, 3 de gauche, 1 écologiste… et 2 indépendants, Eric Norel et Belaïdi Lograda. Le gagnant pourrait bien être l’un des deux, si l’on en croit un récent sondage : seulement 3 % des Français font confiance aux partis, 78 % sont prêts à voter pour un candidat n’appartenant pas à une formation politique. Mais les sondages sont-ils pertinents et les citoyens sont-ils cohérents ?

Sexe fort
La politique est-elle une affaire d’hommes ? Pas à Saint-Quentin ! Frédérique est maire et Christelle dirige son cabinet. Carole est à la tête de l’opposition socialiste et Corinne anime la section communiste. Sylvie est le leader de l’extrême-droite et Anne celui de l’extrême-gauche. Pascale siège au Sénat, Colette au conseil départemental et Monique au conseil régional. Chez nous, la femme n’est pas l’avenir de l’homme : c’est son présent ! Pour réussir, influer ou accéder au pouvoir, il vaut mieux être en bas et rouge à lèvres qu’en cravate et moustache. Le sexe faible ? Oh, que non !

Comme une grande
Le 22 février, à Paris, Samuel Etienne remplaçait Julien Lepers pour animer l’émission « Questions pour un champion ». A la même heure, à Saint-Quentin, Frédérique Macarez prenait la suite de Xavier Bertrand pour présider la séance du conseil municipal. Le nouveau maire s’en est plus que bien tirée : son calme a déteint sur toute l’assistance, une douce ambiance a nimbé les échanges. Pas de polémique, mais des interventions très techniques. Frédérique Macarez a adopté la zen attitude. Ce n’est plus une enceinte politique, mais une salle de relaxation. Est-ce que ça va durer ?

C’est mieux la nuit
Les trains de nuit vont disparaître, trop coûteux et pas assez fréquentés. C’est normal, mais c’est dommage : voyager la nuit est romantique. Traverser les campagnes endormies, voir au loin les lumières de la ville, rêver en regardant les étoiles, se laisser bercer par la cadence du train, quel plaisir ! Prendre un bon dîner au wagon-restaurant, rejoindre sa couchette et dormir comme chez soi, se réveiller en étant ailleurs, nous ne goûterons plus ce bonheur. Plus jamais, à domicile, je n’entendrai, au fond de mon lit, siffler le train dans la nuit.