L’œil de Mousset

Valentin chagrin
La vie de couple n’est pas toujours facile. On a beau fêter la Saint-Valentin, les divorces continuent. Chez nous, pour l’élection législative partielle, le PCF part divisé, rebelles contre modernes. Et si, au PS, un frondeur affrontait un partisan du gouvernement ? A droite, le candidat de Juppé s’opposerait à celui de Sarkozy. Au FN, la représentante de la nièce Marion rivaliserait avec le supporter de la tante Marine. Dans tous les cas, on ne combat plus l’adversaire, mais le concurrent. En politique comme dans la vie, il faut apprendre à vivre à deux.

Mince alors !
Xavier Bertrand a révélé, dans un magazine, être complexé par son corps, trop gros. C’est embêtant : la moitié des électeurs sont des électrices que l’homme politique doit séduire. Si les miroirs votaient, Xavier Bertrand aurait donc du mal à les convaincre. Pourtant, à chaque scrutin, se plaint-il de prendre du poids électoral ? Et puis, il lutte contre les kilos autant que contre l’extrême droite. Mais notre ancien maire l’admet : « Je ne serai jamais mince ». Je veux le rassurer : ce qui compte, c’est la beauté intérieure.

Anatomie comparée
Lors du lancement de sa campagne législative, la socialiste Anne Ferreira a lancé un appel à « des bras et des cerveaux », pour l’aider à l’emporter. Mais plus personne ne lisant les tracts ni ne regardant les affiches, les bras ne servent pas à distribuer et à coller. En revanche, les doigts sont nécessaires au militantisme sur Internet, très consulté. Quant au cerveau, son usage peut être nocif en politique, qui demande surtout des bouches pour louer les candidats. Enfin, la victoire s’acquière par les pieds, quand les citoyens se déplacent pour voter. Les autres parties du corps ne sont d’aucun usage.

Fine équipe
Le remaniement ministériel a beaucoup fait parler. Il paraît que Fleur Pellerin a failli s’évanouir quand elle a appris son départ. La politique est déconseillée aux âmes sensibles. Au contraire, Jean-Vincent Placé, entrant, était tout sourire : il attendait depuis si longtemps un poste ! Emmanuelle Cosse a été obligée de renier ses convictions et son parti ; mais que ne ferait-on pas pour devenir ministre ? Jean-Marc Ayrault revient notamment parce qu’il est prof d’allemand, ce qui aide dans les relations avec notre partenaire européen. Comme quoi, l’enseignement mène à tout… Félicitations et bon courage !