L’œil de Mousset

Le seau de Laon
Antoine Lefèvre, sénateur-maire de Laon, a relevé le défi du seau d’eau glacé sur la tête, contre la maladie de Charcot. La pitrerie vient des Etats-Unis. Quand on lui demandera de manger du caca ou de montrer ses fesses, pour la bonne cause évidemment, le parlementaire le fera-t-il aussi ? Je n’imagine pas ses compagnons UMP de Saint-Quentin, le sénateur Pierre André ou le député-maire Xavier Bertrand, se prêter à ce jeu idiot, même pour la bonne cause.

Ferreira se fait des cheveux
Les passants qui croisent un défilé patriotique pensent que les conversations sont profondes et graves. Ce n’est pas toujours le cas. Au 70e anniversaire de la Libération de Saint-Quentin, il a beaucoup été question de la nouvelle coiffure d’Anne Ferreira. Vincent Savelli m’a fait remarquer que la vice-présidente du conseil régional ressemblait maintenant à son ancienne adversaire aux élections cantonales, Colette Blériot : signe d’une nouvelle concurrence pour le scrutin de l’an prochain ? Au moment du dépôt de gerbes, les dames sont embarrassées par leur sac à main. Anne Ferreira refile le sien à Carole Berlemont, conseillère municipale qui, en bonne copine, garde les affaires de celle qui est allée danser. Les cérémonies officielles, ce n’est pas toujours ce qu’on croit.

Ratatouille de Saint-Fiacre
À l’occasion des 50 ans de la Saint-Fiacre, les Saint-Quentinois ont applaudi un cortège d’ânes traînant des grosses légumes, à la carotte et au bâton. Une grande asperge était très visible, entourée de petits cornichons et de quelques cœurs d’artichaut, des têtes de citrouille ou rouge tomate. Certains en avaient gros sur la patate de faire le poireau. Sur le trajet, on se prenait le chou ou on racontait des salades, mais tout le monde était aux petits oignons. Avec de l’oseille ou sans un radis, arrivé place de l’Hôtel-de-Ville, ce n’était la fin des haricots pour personne. Un panier de légumes, c’est quand même plus gentil qu’un panier de crabes, non ?

Ministre bradeur
À la grande braderie, on trouve des bonimenteurs, des antiquités, des moules-frites et Xavier Bertrand sur son stand. Le truc est génial : en quelques heures, il cause à des milliers d’électeurs, il devient quelqu’un comme tout le monde, il marque. C’est mieux qu’un passage à la télé, un article de presse ou une réunion publique. Pourquoi ses adversaires n’en font-ils pas autant ?

Retrouvez Emmanuel Mousset sur son blog : jaitantdechosesavousdire.blogspot.com

Laisser une réponse