L’œil de Mousset

Nos amis portugais
Si vous avez la curiosité de regarder derrière les vitres des voitures dans Saint-Quentin, vous remarquerez, accrochés au rétroviseur intérieur, des nounours, des saint-Christophe ou des sapins odoriférants, mais aussi de nombreux fanions rouges, verts et jaunes : ce sont les couleurs du Portugal, très répandues dans notre ville, qui a son café, son magasin d’alimentation, son équipe de foot et son groupe folklorique. Parmi les communautés d’origine étrangère qui contribuent à la vie locale, la portugaise est la première en nombre, ce que peu de gens savent.

Coup de feu au 115
Le vernissage des pastels et aquarelles de Laurence Clémer, dans la galerie du 115, rue d’Isle, s’est déroulé normalement, jusqu’au pot de l’amitié, où une détonation a fait sursauter les visiteurs et déclenché quelques cris. Plus de peur que de mal, personne n’a été touché par balle. A-t-on voulu tirer sur Marie-Laurence Maître, adjointe à la culture, ou étais-je visé ? De nous deux, je ne sais pas lequel a le plus d’ennemis politiques. Après nous être remis de nos émotions, nous avons compris que ce n’était qu’un bouchon de cidre parti trop vite. Pour elle comme pour moi, la mort glorieuse dans un attentat, ce sera pour une autre fois.

20 ans après
C’est ma 20e rentrée scolaire au lycée Henri-Martin. J’ai déposé ma valise en carton à Saint-Quentin, sur le quai de la gare, en 1994. Le maire s’appelait alors Daniel Le Meur, un communiste, ancien ouvrier chez Motobécane. Le député, c’était Charles Baur, de droite mais autrefois au parti socialiste. On ne parlait pas vraiment d’un petit conseiller municipal d’opposition, Xavier Bertrand. Les temps ont changé. Cette année, au lycée, on ne fait plus l’appel des élèves sur papier, mais par ordinateur : c’est la nouveauté. Et le petit conseiller municipal d’opposition est député-maire, passe à la télé et se prépare à devenir président de la République.

Ben mon cochon !
Les vedettes de cet été, à la fermette du parc d’Isle, c’était les émeus, fausses autruches un peu prétentieuses, qui font un drôle de bruit avec leur gorge. Mais mon chouchou, c’est un tas de boue avec des oreilles et une queue : Mangalitza, le porc laineux le plus heureux de la terre. Le sage Epicure se faisait traiter de pourceau parce qu’il enseignait que le bonheur, c’était le plaisir. En tout être humain, il y a un cochon philosophe qui sommeille…

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