L’œil de Mousset

Tout va bien

Faut-il être optimiste ? C’est la question que j’ai traitée lors d’une conférence à la bibliothèque municipale. Le pessimiste semble plus lucide, plus réaliste. On passe vite pour un bisounours quand on est optimiste, ou pour un idiot, à la manière d’Emile Coué, qui se persuadait chaque jour d’aller de mieux en mieux. Pourtant, il y a bel et bien deux côtés de la vie : pourquoi ne pas voir le bon ? L’optimisme, c’est une forme de courage modeste et même d’intelligence : de fait, tout ne va pas si mal. Connaissez-vous une autre façon de répondre au malheur ? Noircir le tableau ne sert à rien. Voltaire disait : « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé ». Moi aussi, j’ai choisi de voir la vie en rose.

Made in Grèce

Imaginez Jean-Luc Mélenchon Premier ministre, avec Nicolas Dupont-Aignan dans son gouvernement, sous les applaudissements de Marine Le Pen, la droite dans les choux, un parti communiste qui dépasse le parti socialiste et les néo-nazis troisième formation du pays. Ce n’est pas de la politique-fiction, c’est la Grèce d’aujourd’hui, après la victoire de la gauche radicale. Le plus étonnant, c’est qu’en France, tout le monde est content, de l’extrême droite à l’extrême gauche, bien que la Grèce nous doive de l’argent que le nouveau pouvoir n’a pas l’intention de rembourser. Mais c’est peut-être ça aussi, l’optimisme.

Au secours l’école

A la suite de l’attentat contre Charlie Hebdo, il a beaucoup été question du rôle de l’école dans la prévention contre le fanatisme. On a longuement déploré les minutes de silence non respectées. Mais ces incidents sont mineurs, presque insignifiants, rapportés à l’ensemble des établissement scolaires. Et puis, on laisse croire que dans nos classes, on n’apprend plus rien, que les religions sont absentes des programmes et que les enseignants ne connaissent plus la laïcité. C’est tout le contraire ! Respectons la vérité sur notre école, ayons foi en elle.

Le monde est à lui

Avez-vous écouté Xavier Bertrand sur RTL ? Je ne partage pas ses idées et n’ai jamais voté pour lui, mais il faut reconnaître qu’il apporte du neuf à son parti, à l’instar de Bruno Le Maire, et contribue ainsi au débat démocratique. Sa tribune du 7 janvier dans Le Figaro a été éclipsée par la tragique tuerie : il s’inspirait du gaullisme social, dans la lignée de Séguin. Fillon est devenu libéral, Juppé entretient le souvenir et Sarko refait du Sarko : Bertrand a de quoi être optimiste pour son avenir.

Retrouvez Emmanuel Mousset sur son blog : jaitantdechosesavousdire.blogspot.com