Les Fatals picards entre humour & rock

Les Fatals Picards, quatuor déjanté et plein d’énergie, est à l’affiche de la 19e édition du festival des Voix d’Hiver à la MCL de Gauchy. Passionnés d’humour et de rock, ces quatre garçons dans le vent ont mélangé les deux pour former un groupe à la fois énergique et décalé. Parler d’actualité, de sujets qui fâchent ou qui prêtent à controverse est leur credo !
En attendant la sortie de leur nouvel opus au printemps prochain, ils seront sur la scène de la MCL le vendredi 8 février. Rencontre avec Laurent Honel, le guitariste des Fatals…

Plus de 20 ans d’existence… C’est quoi le secret de longévité des Fatals Picards ?
– Laurent Honel : « En fait, cela fait 18 ans que le groupe existe. Il y avait un site Internet avant avec le nom des Fatals Picards pour des projets humoristiques, mais le premier concert du groupe s’est déroulé en 2000. Pour la longévité, il y a plusieurs raisons je pense. Nous avons fait beaucoup de concerts et on a sorti un album tous les deux ans, ce qui a permis de fidéliser un public. On essaie aussi d’être toujours créatif et l’originalité de notre projet fait que l’on ne voit cela nulle part. On apporte au public quelque chose de différent. »
Un groupe rock qui fait de l’humour, c’est ça votre marque de fabrique ?
– Laurent Honel : « Oui, on peut simplifier comme cela. On a l’énergie du rock et le décalage de l’humour. Mais depuis nos débuts, on a eu un léger basculement. Avant, on avait principalement des textes humoristiques. Désormais, nous abordons aussi des sujets sérieux, mais toujours de manière décalée, absurde… comme l’homophobie, la pédophilie… »
Au fait, la touche « picarde », on la retrouve où dans votre musique ?
– Laurent Honel : « C’est un peu particulier, car nous ne sommes pas Picards, il n’y avait que le premier chanteur qui avait fait ses études à Amiens ! à l’époque, il y avait les VRP qui avaient fait une chanson « La Picardie » et nous avons choisi ce nom pour déconner. La Picardie nous permet de traiter certains sujet dont souffre cette région. La misère sociale, la rudeur des gens… Au départ, porter ce nom était difficile, on nous ne prenait pas au sérieux. Mais aujourd’hui, on l’assume à 100 %. »
On attend la sortie de votre 9e album. à quoi va-t-il ressembler ?
– Laurent Honel : « Il va être dans l’esprit des Fatals, éclectique musicalement, avec des textes qui évoquent des sujets d’actu comme les interdits alimentaires, l’affaire Lafarge, le suicide dans le monde agricole… mais toujours sur le ton de l’humour. On a envie de s’amuser, de transmettre des messages avec nos chansons, mais sans plomber l’ambiance ! On a grandi avec Desproges, les Monty Python… et on se dit que l’humour est un bon vecteur pour faire passer les choses. C’est un peu comme de la vaseline intellectuelle ! »
ça donne quoi les Fatals Picards sur scène ?
– Laurent Honel : « C’est beaucoup d’énergie !
Notre chanteur, Paul Léger, est un peu une bête de scène. Dès le premier concert qu’on a fait avec lui, on s’est regardé avec les copains et on s’est dit « Whouaou ! ». Sur scène, on dialogue beaucoup avec le public, nous avons aussi beaucoup de sketchs entre deux morceaux. Sinon, c’est un florilège de nos chansons depuis notre album « Pamplemousse mécanique ». à chaque date, nous nous adaptons. Si c’est un public familial, on réduit les titres très rock et à l’inverse, si le public est rock, on va mettre de côté nos titres acoustiques. On module toujours pour faire plaisir au public. »  N. Laurence

En concert vendredi 8 février à la MCL de Gauchy (20 h). Tarif : 3,50 à 12,50 €.
Infos et réservations au 03 23 40 20 00.