Les ébénistes dévoilent leurs œuvres

Au lycée des Métiers de l’ameublement, pas la peine d’attendre la fin du Mondial pour sabrer le champagne ! Du moins pour l’équipe de onze étudiants qui, après deux années d’intense entraînement en ébénisterie, vient de décrocher sa première étoile, en l’occurrence le prestigieux Diplôme des métiers d’art (DMA). âgés de 18 à 25 ans et venus de toute la France, ils peuvent désormais envisager la suite avec sérénité. « Tous mes étudiants se destinent à travailler autour de l’ébénisterie d’art, qui offre aujourd’hui de très nombreux débouchés, précise Nicolas Grenaut, enseignant. Je suis d’autant moins inquiet pour leur avenir que des entreprises nous appellent des quatre coins de la France pour les embaucher avant même qu’ils soient diplômés ! »
Pour obtenir son précieux sésame, chaque étudiant devait se plier à un exercice incontournable en seconde année avec la création, la conception et la réalisation d’un mobilier contemporain sur un thème imposé : « Au croisement du geste », avec l’obligation de nouer un partenariat autour du mobilier haut de gamme. Côté conception technique et travail en atelier, ils ont réalisé un boulot de titan ! « Chaque création aura en effet nécessité entre 300 et 500 heures de travail », confirme Nicolas Grenaut. Pari gagné pour ces étudiants, qui vous invitent à venir découvrir leurs œuvres ce vendredi 29 juin au lycée de l’Ameublement. Lequel peut aujourd’hui s’enorgueillir d’être une vitrine du savoir-faire à la française.
Exposition des ébénistes : vendredi 29 juin de 9 h à 18 h au lycée des Métiers de l’ameublement (rue Fleming). Entrée libre.

Une note exceptionnelle de 20/20 : ça se savoure !

– Dans l’équipe des diplômés des métiers d’art, un étudiant se distingue. Voici Nicolas Lepreux, 20 ans. Un faux air d’Antoine Griezmann et peut-être le même talent, salué par les félicitations du jury et la note exceptionnelle de 20 sur 20. Il faut dire aussi que l’œuvre qu’il a imaginée sort allégrement des sentiers battus : « Il s’agit d’un dispositif de dégustation qui permet de découvrir la cuisine à base de plantes sauvages, qu’on peut installer dans n’importe quel parc ou jardin. » Imaginez ainsi une sphère suspendue entre trois arbres, dans laquelle on découvre des capsules en bois qui renferment une préparation culinaire. Un concept aussi ludique que pédagogique ! D’ailleurs, Nicolas espère que cette création trouvera son utilité dans la « vraie vie », notamment avec l’association Cuisine Sauvage, établie à Namur, qui apprend à reconnaître, cueillir et cuisiner les mauvaises plantes. Une association avec laquelle Nicola s’était associé pour concevoir son dispositif gustatif.