Les chevaux dans la peau

C’est en mars 2019 que James Carpentier a pris les rênes de l’hippodrome de La Capelle, succédant ainsi à Jean-Luc Egret au poste de président de la société des courses. Une sorte de consécration pour ce Saint-Quentinois d’origine né sous le signe… du cheval ! « élevé par une grand-mère turfiste, j’ai toujours eu l’impression de baigner dans l’univers des courses. D’ailleurs, pour mon 11e anniversaire, comme cadeau, j’avais souhaité qu’on m’emmène à l’hippodrome de La Capelle pour assister pour la première fois à des courses hippiques. » Si les démons du jeu et des paris ne sont jamais venus le taquiner, il s’est en revanche découvert une passion pour les chevaux qui l’a naturellement conduit à devenir éleveur. « J’ai eu ma première poulinière vers l’âge de 25 ans. Une jument magnifique baptisée Gazelle des Landes que je suis allé acheter du côté du Mont Saint-Michel. Elle a aujourd’hui 26 ans et je n’oublie pas que c’est avec elle que j’ai gagné, en tant qu’éleveur, ma toute première course. » Depuis 2009, James Carpentier est l’heureux propriétaire d’un haras niché dans le bocage normand, non loin de Lisieux. « En ce moment, j’y élève une dizaine de poulinières, dont trois galopeuses que je destine uniquement à la vente. J’aime le galop, mais mon véritable univers, c’est le trot. » Une discipline qui, faut-il le rappeler, est reine à La Capelle. Aujourd’hui, James se réjouit d’avoir hérité « d’un hippodrome bien mené, bien géré et qui, au niveau des enjeux, se situe dans le top 10 français. » Et puis, avec sa très belle piste de
1 609 mètres, La Capelle peut aussi s’enorgueillir d’être l’un des rares hippodromes français mais aussi européens à pouvoir accueillir le TGV (trot à grande vitesse), une épreuve de niveau international. « En Europe, seuls un hippodrome suédois et trois français sont pour l’heure en mesure d’organiser une telle épreuve », précise James. Habitué aux défis, il reconnaît que celui de la crise sanitaire aura été particulièrement été difficile à relever. « Après un début de saison début mars, nous avons dû annuler six réunions. Nous avons pu reprendre les courses à huis clos le 9 juin et c’est seulement depuis le 22 juillet que nous pouvons de nouveau accueillir du public. »
Mis en sommeil durant trois mois, l’hippodrome de La Capelle a ainsi repris vie avec, d’ici la fin de la saison, quatre très belles réunions et un concours de saut d’obstacles de niveau national. Côté projets, James Carpentier n’est pas en reste : « Ma priorité est de créer une zone spécifique de douche pour les chevaux. Et puis, je souhaiterais qu’on remplace notre autostart qui est un peu en bout de course. » Et pour cela, James entend bien profiter de subventions dans le cadre du Plan Cheval adopté par les Hauts-de-France et destiné à soutenir la filière équine.

L’agenda des courses

– Prochains rendez-vous le 16 septembre (avec le Grand Prix de la Fédération du Nord), le 18 octobre, les 1er et 11 novembre.
– Notez aussi la tenue d’un concours de saut d’obstacles les 12 et 13 septembre (entrée gratuite).