Le ras-le-bol des riverains

Le ton monte chez les riverains d’une maison construite en un peu plus de deux mois en 2013 du côté de la rue David-et-Maigret. Une maison bâtie pendant que la demande de permis de construire était instruite en mairie, mais achevée quand celui-ci fut refusé. Alors que le procureur avait demandé la démolition, le tribunal a prononcé la relaxe le 16 juin dernier. Ville et parquet ont fait appel depuis.
Aujourd’hui, les riverains ne savent plus à quel saint se vouer, dénonçant des conditions de vie devenues insupportables : nuisances, menaces, insalubrité, incivilités… « Combien de temps allons-nous devoir supporter cela ? », ont martelé une vingtaine d’habitants lors d’une rencontre avec des élus conduite par Thomas Dudebout, maire adjoint chargé de la coordination des actions de quartier. Les riverains mettent notamment en avant le cahier des charges de la cité de la rue David-et-Maigret interdisant toute construction.
« Nous partageons vos préoccupations. Nous ne vous abandonnons pas, nous faisons le maximum, vous avez l’entier soutien du maire et de son conseil municipal », leur a assuré l’élu. Craignant une dégradation de la situation avec l’été, les habitants vont assigner le propriétaire de cette maison, sans eau, sans assainissement et raccordée au réseau d’électricité par un compteur provisoire, pour demander qu’elle soit reconnue illégale et obtenir sa démolition. Affaire à suivre.