Le fond du fond

« Que dire de ce match perdu (un de plus !) de ce samedi 4 avril, sauf à croire qu’il s’agit d’une erreur de date. Pour un poisson, c’eut été génial, pas là. Mener 2 à 0 et perdre 5 à 2 est digne du Guinness Book, et ce genre de perf n’est en rien reluisante. Donner quatre buts à l’adversaire sur des erreurs individuelles situe bien le manque de sérénité qui habite l’équipe toute entière, dans sa globalité.
Pour autant, le cumul de trois joueurs différents auteurs de ces bévues, joueurs capables par ailleurs d’un niveau de jeu bien supérieur, plonge dans le désarroi. La réalité est là et pleurer sur soi-même ne fera rien avancer. L’équipe est relégable et le restera si la dynamique actuelle perdure, si ce tourbillon qui nous entraîne vers le fond n’est pas immédiatement brisé. Il sera compliqué d’inverser la tendance et d’échapper au couperet mais c’est possible.
Peut être faudra-t-il renoncer au jeu pour aller au combat avec ceux qui se sentent concernés par le projet, par le futur du club. L’histoire très longue du football et des sports co en général montre que le salut réside entre les pieds et les têtes des participants et la prise en compte des efforts à fournir pour y arriver.
Couper des têtes ne sert souvent qu’à absoudre certaines de leurs fautes, leur laissant libre champ pour un catalogue de nouvelles excuses. La vox populi aime la place de Grève. La vérité est pourtant sur le champ ainsi que le pouvoir. »