Le coin du jardinier : Le parfum des roses

Le parfum, c’est la bonne odeur d’une rose. C’est aussi la qualité la plus subtile et la plus prodigieuse, celle qui donne aux fleurs un attrait tout particulier bien que discret. Sans lui, une rose n’est jamais parfaite et la preuve, c’est qu’après avoir admiré la forme et la teinte, le geste naturel est de se pencher pour sentir.
Il lui manque quelque chose, elle n’a pas de parfum dira-t-on, si la rose ne sent rien. Les roses modernes sont-elles dépourvues de parfum ? Non pas, il est erroné de prétendre que le parfum s’est perdu. Il est au contraire un grand nombre de roses qui sont parfumées. Les obtenteurs de roses nouvelles attachent de l’importance au parfum, et ils s’appliquent actuellement à créer des roses très parfumées. Mais il est difficile de transmettre cette qualité par voie génitale. Le parfum est une huile sécrétée par les pétales. Il faut une certaine température pour qu’il s’exhale et ce n’est qu’à partir du milieu de la matinée, quand la rose s’est évaporée et que les pétales se réchauffent, que le parfum est perceptible. D’une façon générale, les roses rouge foncé sont plus parfumées que les roses de teinte claire.
Dans un jardin, il n’est pas nécessaire que toutes les roses répandent un parfum violent. Il suffit d’une ou deux variétés pour embaumer tout un coin d’une roseraie. Pour jouir pleinement des effluves d’une rose, il faut s’être exercé à déceler et à définir son parfum. C’est un art… et surtout un art à développer. La « tête » du parfum, c’est l’esprit et la fraîcheur. Le cœur apparaît ensuite ; c’est la personnalité du parfum. Le « fond » regroupe les familles boisées, c’est le sillage du parfum.

« Fleurs aux cent parfums de la vie,
aux multiples bonheurs et des joies et des heures,
Fleurs souvenir du Paradis,
Vous êtes le clin d’œil complice du bonheur. »
Michel COINTAT