« L’appel de Londres » : so funny !

Dix ans que ça dure ! Depuis « Le jeu de la vérité » en 2005, la bande à Lellouche n’en finit plus de collectionner les pièces à succès avec une complicité sans cesse renouvelée. Démonstration le 15 janvier prochain sur la scène du Splendid avec « L’appel de Londres », une savoureuse comédie dans laquelle notre quatuor de potes joue les expatriés. Citons ainsi Philippe Lellouche (so chef), Christian Vadim (so choc), Vanessa Demouy (so charme) et David Brécourt (so chic).  Rencontre avec ce dernier qui, pour mémoire, interprétait le rôle du Docteur Baptiste Mondino dans la série culte « Sous le soleil » (mais chut : on n’a rien dit !).

C’est la quatrième pièce que vous interprétez avec Philippe Lellouche et vos deux autres partenaires… Vous avez pris un abonnement ?
David Brécourt : « C’est presque ça ! (rires) Ça fait dix ans qu’on travaille ensemble et la magie opère toujours. Je crois que notre complicité se ressent sur scène et le public apprécie ça. C’est sans doute pourquoi il nous est à ce point fidèle. »

Copains sur scène mais aussi à la ville ?
David Brécourt : « Absolument ! Notre relation est basée sur le rire et c’est la meilleure recette pour que notre amitié perdure. »

Dans « L’appel de Londres », vous jouez tous les quatre le rôle d’expatriés…
David Brécourt : « Moi, j’interprète un trader exilé à Londres pour des raisons fiscales. Christian Vadim joue le rôle d’un avocat qui a passé la Manche pour les beaux yeux d’une femme. Philippe Lellouche, lui, est un expatrié qui ne se reconnaît plus dans les valeurs de la France. Quant à Vanessa Demouy, elle est venue ouvrir un restaurant à Londres. C’est d’ailleurs dans son resto que se retrouvent par hasard ces quatre Français un soir de 14 juillet… »

Ça sent la nostalgie du pays…
David Brécourt : « C’est en effet l’un des ressorts de la pièce. A travers une sorte d’effet miroir, tous les quatre nous offrent une vision de la France depuis l’Angleterre. Reste à savoir si l’appel vers la patrie va finir par se faire ressentir. Comme toujours dans les pièces de Philippe Lellouche, le public est confronté à des rebondissements. »

Et vous, ça vous aurait tenté de vous expatrier ?
David Brécourt : « Oui. D’ailleurs, ça me tente encore. J’aimerais bien vivre à Montréal, une ville que j’adore, ou aux USA. Une pause, c’est toujours tentant. »

Paraît que vous ne pouviez pas blairer Philippe Lellouche avant de travailler avec lui…
David Brécourt : « C’est vrai. Plus jeunes, on habitait tous les deux du côté de Fontainebleau. On était les deux acteurs du coin et on ne se s’appréciait pas vraiment. Jusqu’au jour où des amis communs ont provoqué une rencontre. Depuis, on ne s’est plus quitté ! »

Votre rôle de toubib dans la série « Sous le soleil » vous colle encore à la peau. Pas trop dur ?
David Brécourt : « M’en parlez pas ! J’en ai plein le cul, ras-le-bol. Cette série, ça fait dix ans que c’est fini. Je ne veux plus en entendre parler. Basta ! »

Oups ! Sinon, côté projets ?
David Brécourt : « Le 19 février prochain, j’attaque une nouvelle pièce avec Patrick Poivre d’Arvor, dont ce sera les débuts au théâtre. Ça s’appelle « Garde alternée », une comédie sur les problèmes de couple et de vie de famille. Sinon, je poursuis la tournée avec « L’appel de Londres » et en 2017, on devrait présenter une nouvelle pièce avec mes trois complices. »

« L’appel de Londres » : vendredi 15 janvier à 20 h 30 au Splendid.
Billetterie : 47, rue d’Isle.
Tél : 03 23 62 36 77.