La victoire sinon rien !

Le poids des années ne semble pas avoir d’emprise sur les épaules de Marc Delsaux. à 62 printemps, le directeur adjoint de la direction de l’environnement et du cadre de vie de l’Agglo du Saint-Quentinois ne vit que pour la compétition. Son adrénaline: la victoire ! Son prochain rendez-vous, la finale du championnat de France VTT le 29 août près de Cahors. Ancien pilote de moto-cross, dans le top 10 des meilleurs Français, pilote semi-officiel chez KTM, champion de France inter police armée, 3e du championnat de France senior, après neuf participations à l’Enduro du Touquet avec un souvenir amer, la casse de son moteur dans le dernier tour alors qu’il était en 2e position, il met fin à sa carrière en 1988. « J’aimais les sensations de la moto, c’est grisant, mais j’avais perdu la niaque. » Mais pantoufler dans son salon n’est pas pour lui. Grisé par la vitesse, il se met au modélisme avec les courses de voitures à moteur thermique. Il ira jusqu’en en finale du championnat de France. Il se passionne ensuite pour les courses de vitesse virtuelles de voitures qui rassemblent des pilotes du monde entier. Et là, l’adrénaline est de retour. Il se qualifie pour les 24 heures du Mans, puis les 24 heures de Suzuka où il signera même la pôle position au volant d’une Porsche 911 GT3. Mais le besoin de se sortir les tripes, de mouiller le maillot est trop fort. En 2010, il se met au VTT. « Ça se rapproche du moto-cross par la souffrance physique. J’étais poussé par l’envie de nouveaux challenges, se dépasser, se mesurer aux autres. Il faut sortir de sa zone de confort dans la vie, sinon tu n’ennuies. » Et Marc Delsaux gravit rapidement les échelons du VTT, participe aux plus grandes compétitions, sillonne la France, la Belgique… participe aux raids de longues distances, au Roc Trophy : la plus grande compétition européenne à Fréjus, cinq jours de course et plus de 20 000 participants. « Je suis poussé par l’envie de nouveaux challenges. » A la Trans V dans l’arrière-pays niçois, c’est la mauvaise chute, quatre côtes cassées. Qu’importe, sur les deux dernières saisons, c’est une trentaine de victoires, une place de 3e aux championnats de France et une qualification pour le championnat d’Europe à Dunkerque, une course en VTT sur le sable. L’an dernier, il s’essaie aux courses sur route, un test qui se solde par deux victoires. Pour se préparer, c’est aussi des semi-marathons. « J’espère gagner les France cette année. En 2018, j’ai abandonné sur bris de chaîne alors que la victoire me semblait acquise. Dans ma tête, je n’ai pas 62 ans. La victoire a un goût particulier. Quand on y a goûté, c’est difficile de renoncer », confesse Marc Delsaux. Et pour se mettre en jambes, le dimanche 19 juin, il a fait un aller retour Saint-Quentin-Cayeux-Saint-Quentin, soit 332 km. Une chose est sûre pour lui, la devise de Pierre de Coubertin « l’important c’est de participer » n’est pas sienne. Bravo Marc !  E. Leskiw