La guerre en peinture !

Jouer à la guerre. Ce non-sens prend réalité chaque week-end sur le terrain de paintball de Saint-Quentin. Baptisé Mission Paintball 02, il est géré par Romain Debref depuis l’hiver dernier. Le paintball est simple : « armés » d’un lanceur, les joueurs se tirent dessus à coup de billes de peinture. Lâchés sur un terrain boisé de 8000 m2, ils ont l’embarras du choix dans leur mission. « Il y a plusieurs scénarios possible. Cela va du simple affrontement entre deux équipes aux missions de protection d’un VIP ou la capture du camp ennemi », explique Romain. L’esprit se veut bon enfant. « Le paintball a un côté ludique. Bien qu’on joue à la guerre, le lanceur ne ressemble pas à une arme. » Quant aux billes de peintures projetées, elles sont inoffensives. « A condition de respecter les règles de sécurité. C’est-à-dire porter en permanence son masque dans l’aire de jeu », insiste Romain Debref qui, sur place, loue tout le matériel nécessaire pour passer un bon moment. « L’idée n’est pas de se faire mal. Il faut avoir envie de revenir ! »
La grande surface de jeu peut accueillir jusqu’à 40 joueurs. « Il faut venir en groupe, c’est la garantie de bien s’amuser. C’est notamment le cas pour les enterrements de vie de garçon. » En plus de cet aspect détente, le paintball attire des comités d’entreprise ou des groupes de travail. « Ces séances permettent de développer la cohésion d’équipe », détaille le gérant. Un parcours a été aménagé spécialement pour les enfants à partir de 9 ans. « Pour eux, les lanceurs sont naturellement beaucoup moins puissants », précise Romain Debref. Pour une fois qu’on peut voir la guerre en peinture, on aurait tort de ne pas vouloir jouer les Rambo…

Mission Paintball 02 : rue de Paris. Tarif : à partir de 16 €. Réservation au 07 82 57 34 56.

Paintball ou airsoft ?

  • Le paintball est né au début des années 1970 dans les ranchs australiens. Lors du rassemblement du bétail, les cowboys trouvèrent une idée ingénieuse pour différencier leurs bêtes, en leur faisant une tache bien visible grâce à des lanceurs hypodermiques remplis de billes d’encre indélébile. Cette pratique s’est alors propagée en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis, avant de devenir un jeu de plus en plus populaire à travers le monde.
  • Même si l’esprit et l’essence du jeu sont comparables, l’airsoft a une autre histoire. Cette pratique est née au Japon après la Seconde Guerre mondiale. La nouvelle constitution interdisant la possession d’armes à feu, les collectionneurs demandèrent à des techniciens de créer des copies conformes. Des ingénieurs produisirent alors des répliques utilisant de l’air comprimé, dont la capacité de 2 joules permettait de tirer des billes en plastique de 6 mm de diamètre.