La folie des 80’s

Peut-on être et avoir été ? Pour bon nombre de chanteurs des années 80, la question ne se pose même plus ! Et pour en avoir confirmation, rendez-vous ce vendredi 18 septembre au Palais des sports pour 3 heures de musique live avec Emile et Image, Cookie Dingler, Début de soirée, Lio ou encore Jean-Pierre Mader qui, pour St-Quentin Mag, a accepté de décrypter cet incroyable phénomène. Rencontre…

Mais pourquoi diable la nostalgie des années 80 fait-elle à ce point recette ?
J-P. Mader : « Je pense qu’on incarne la bande-son d’une époque qui était moins anxiogène et beaucoup plus festive. Et puis, les chanteurs des années 80 appartiennent à la dernière génération à avoir interprété des titres en français. A travers les réunions de famille, ces chansons ont perduré et représentent pour beaucoup un bout de vie. »

En coulisses, ça se passe comment entre vedettes ?
J-P. Mader : « Super bien ! On est une vraie famille mais surtout, on ne perd jamais conscience d’être des privilégiés. Jouer devant des foules, c’est pour nous la cerise sur le gâteau et on essaie d’être à la hauteur de cet honneur. Et puis, vous savez, on n’est plus comme à 20 ans avec la tête dans le guidon et le besoin de se construire. Aujourd’hui, on sait prendre du recul ! »

Votre meilleur souvenir musical des années 80 ?
J-P. Mader : « Il y en a plein ! Peut-être le jour où je me suis entendu pour la première fois à la radio. J’était dans ma voiture à Toulouse et soudain, j’entends « Disparue » sur RMC. Ça m’a fait un choc ! Et puis, il y a aussi ma toute première participation à l’émission « Champs-Elysées » de Michel Drucker. J’étais en train de répéter quand George Michael est arrivé sur le plateau. Comme il était pressé, il m’a demandé s’il pouvait passer avant moi pour répéter « Careless whisper « . Un grand moment ! Mais ensuite, il est resté pour m’écouter chanter « Macumba » et il m’a dit : « Great song ! » Venant d’une vedette internationale, le compliment m’est allé droit au cœur… »

On peut s’attendre à des surprises lors du concert à Saint-Quentin ?
J-P. Mader : « Au lieu de chanter les uns après les autres, on va jouer ensemble ! Sur scène, je vais former un groupe inédit avec Cookie Dingler au piano, William de Début de soirée aux percussions et moi à la basse. Je pense que le public va apprécier. »

Le concert des années 80 : vendredi 18 septembre (20 h 30) au Palais des sports.