La folie Arcadian

Trois garçons dans le vent : voici Arcadian ! Depuis leur accession à la finale de « The Voice » en 2016, puis un premier album l’année suivante, Yoan, Jérôme et Florentin ont plus que jamais le vent en poupe. Un trio qui se la joue Mistral gagnant avec, en bandoulière, des mélodies légères comme une brise de printemps. Bonne nouvelle pour les fans : la folie arcadienne, c’est le 19 avril prochain au Splendid. Mais avant la tempête du live, le calme de l’interview…

Vous êtes actuellement en tournée à travers la France. Ça se passe comment avec le public ?
– Yoann : « C’est super cool ! Et pas seulement parce que le public est au rendez-vous. En fait, une tournée pareille, qui nous permet d’aller partout en France, on en rêvait depuis tout jeune. »

Ça ressemble à quoi un concert d’Arcadian ?
– Yoann : « C’est assez scénarisé parce qu’on essaie de restituer notre parcours sur scène. On raconte notre histoire, celle de trois jeunes musiciens qui se sont rencontrés et qui ont fini par partager une colocation. Il y a plein de surprises et d’improvisations, d’interactions avec le public. D’ailleurs, chacun de nos concerts finit par se transformer en colocation géante ! »

Avant d’écumer les salles de concert, vous avez joué pendant un an dans les couloirs du métro parisien. Pour des musiciens, c’est une sorte d’école de la vie ?
– Yoann : « C’est plus que ça encore ! Lorsque tu joues dans le métro ou dans un bar, ton seul objectif est de faire bouger les gens et si tu y parviens, alors c’est gagné ! Cette expérience du métro nous a donné une aisance qu’on n’aurait peut-être pas. Aujourd’hui, on sait vraiment comment capter l’attention des gens. »

Il paraît que le nom de votre groupe a un lien avec le métro…
– Yoann : « C’est vrai. En fait, c’est Benoît, notre manager, qui est à l’origine du nom d’Arcadian. C’est un grand fan de littérature et un jour, il nous a parlé d’un roman de Nicolas d’Estienne d’Orves : « Les derniers jours de Paris ». Dans ce livre, l’auteur évoque le mythe des Arcadians, une fratrie de libres penseurs réfugiés dans les sous-sols de Paris. Comme on jouait à cette époque dans le métro, on trouvait que ça nous correspondait bien. Et puis, dans Arcadian, il y a trois « A », trois triangles qui représentent parfaitement notre trio. »

Puisqu’il est question de votre trio, comment se répartit le travail de création entre vous trois ?
– Yoann : « On est très complémentaire. Moi, je suis plutôt sur les textes. Jérôme, qui a une très bonne oreille, travaillent les accords et les harmonies. Quant à Florentin, il est plutôt sur les arrangements et les rythmiques. »

A quand un deuxième album ?
– Yoann : « On est tout le temps dans la création mais là, on se concentre surtout sur la tournée. Le deuxième album devrait voir le jour dans la foulée… »

Les Fréro Delavega qui décident d’arrêter en pleine gloire, ça vous inspire quoi ?
– Yoann : « On a été très surpris d’apprendre ça mais on peut le comprendre. Nous, on est trois et quand on n’est pas d’accord, il y en a toujours un qui temporise ou qui prend la responsabilité de trancher. A deux, c’est beaucoup plus dur !

Notre groupe a seulement quatre ans d’existence et tant qu’on prendra du plaisir, on poursuivra l’aventure à trois. » B. Duchet
Arcadian en concert : jeudi 19 avril à 20 h au Splendid. Tarif : 28 €.