La cité des pèlerins

St-Quentin, étape incontournable sur le chemin de Compostelle

Tous les chemins mènent-ils à Saint-Quentin ? Oui, du moins pour bon nombre de pèlerins qui souhaitent rallier Saint-Jacques-de-Compostelle. Avec l’arrivée des beaux jours, les marcheurs sont de retour en ville. Depuis le Moyen Âge, la cité des Pastels est une étape obligatoire pour les marcheurs belges ou néerlandais. « Nous sommes situés sur un carrefour de trois itinéraires jacquaires, détaille Frédéric Buron, chargé de développement à l’office de tourisme. La voie de l’Escaut arrive de Tournai et passe par Cambrai. Elle entre en ville par la zone de Cora. Depuis Bruxelles, les marcheurs passent par Fresnoy-le-Grand. Ils arrivent ensuite par le canal. Une dernière voie provient de Thiérache, via la vallée de l’Oise, mais elle est plus confidentielle. »
Les chiffres eux ne sont pas précisément connus puisque tous les pèlerins ne passent pas à l’office. « Ils sont cinq ou six à faire une halte chaque jour. Bien sûr, beaucoup d’entre eux s’arrêtent à la basilique. C’est le pôle d’attraction. » En centre-ville, les marcheurs comme les cyclistes peuvent suivre un balisage particulier dans la mesure où une association jacquaire a posé 70 coquilles dans les rues.
L’auberge de jeunesse, qui offre un hébergement temporaire, n’ouvre qu’à partir du mois de juin. « Quand elle est fermée, les pèlerins trouvent un hôtel ou bien ils marchent encore 17 km jusqu’à la halte-repos de Tugny-et-Pont. »
Même si Saint-Quentin n’est qu’une halte, à l’office de tourisme on prend soin des ces randonneurs. « Nous voulons qu’ils gardent un bon souvenir de la ville. » Pour cela, les agents de l’office développent des services particuliers. « Les hôtels pratiquent des tarifs spéciaux pour les pèlerins. Nous avons également un réseau d’habitants qui sont prêts à les accueillir chez eux. » Pour améliorer encore cette démarche d’accueil, le guide saint-quentinois dédié aux pèlerins va être édité en néerlandais.

Envie de marcher ? Les Saint-Quentinois peuvent eux aussi emprunter un « bout » du chemin de Compostelle. Il y a en effet un petit itinéraire à suivre en centre-ville. Celui-ci passe par la basilique, puis rejoint la rue Saint-Jacques où l’on peut voir les vestiges de l’église du même nom.
Tombeau : Située en Galice (Espagne), la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle abrite le tombeau supposé de Jacques de Zébédée (saint Jacques), l’un des douze apôtres du Christ. Le pèlerinage sur ce tombeau était l’un des plus importants de la Chrétienté au Moyen âge,  avec ceux de Jérusalem et de Rome. Il connaît un regain de ferveur depuis la fin du XXe siècle.